En chemin podcast : # 1 – Cyrielle Pisapia : D’Architecte à Illustratrice

Une invitation à écouter ta petite voix

Cyrielle Pisapia podcast

Je suis très heureuse aujourd’hui de vous présenter une nouvelle personne dans le podcast En Chemin : Cyrielle Pisapia. Accueillir aujourd’hui Cyrielle représente beaucoup pour moi, car c’est ma 1ère interview en physique à Marseille, mais aussi parce que nous avons commencé à discuter avec Cyrielle sur Instagram depuis le 6 février dernier, alors qu’elle écoutait le podcast qui avait alors 3 semaines. Son cheminement de changement de vie a donc été accompagné par l’écoute du podcast, ce qui me comble comme vous pouvez l’imaginer. Je vous raconterai également une petite anecdote sur notre 1ère rencontre à la fin de l’épisode. J’ouvre une petite parenthèse, si vous souhaitez m’aider à faire connaître le podcast, j’ai besoin de vous en en parlant autour de vous, en vous abonnant sur votre plateforme d’écoute préférée et en mettant 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts. Chaque fois, c’est un peu comme si c’était Noël dans mon coeur. Je ferme la parenthèse pour en revenir à la merveilleuse Cyrielle.

Cyrielle a fait une école d’Architecture à Lyon. Elle a travaillé pendant 7 ans, pour le même cabinet d’architecture très renommé à Marseille. Cyrielle sent que ça ne va pas et ses employeurs aussi. Ils décident donc de mettre fin à son contrat suite au 1er confinement. Nous sommes en novembre, 5 mois après et Cyrielle est aujourd’hui une illustratrice brillante dont la carrière est en train de décoller. Bienvenue dans l’univers de Cyrielle Pisapia.

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biographie cyrielle  pisapia podcast

Les meilleures citations

Je pense qu’on n’est pas la même personne tout au long de sa vie et du coup de savoir qu’on peut effacer et recommencer, qu’on peut changer d’avis. Et voilà, qu’on peut changer… être une autre personne si on en a envie. J’aimais bien l’idée en fait, de devoir repartir à zéro et de pouvoir écrire sur tout ce qu’on voulait dessus ou dessiner.

Je voulais être dessinatrice, dessinateuse plus exactement, mais ça ne se dit pas. Je me souviens d’avoir dit ça à ma mère quand j’étais vraiment toute petite. Je ne sais pas du tout quel âge j’avais, ça remonte aux souvenirs les plus lointains. Pendant longtemps jusqu’à mes 18 ans quasiment j’ai voulu faire ça.

J’étais vraiment orientée là dedans et en fait je me souviens avoir un moment changé d’avis, en me disant je vais choisir un métier un peu plus “sérieux”, essaie de garder un métier créatif mais un peu plus sérieux, du fait je pense, d’entendre toutes les voix qui me disaient que c’était pas un métier sérieux.

Comme j’étais une bonne élève, on me disait beaucoup mais pourquoi tu veux faire aller dans les arts appliqués ? Dans le dessin ? Tu as beaucoup de capacités pour aller en S. Tu sais c’était le Saint Graal d’aller en S. Tu as des capacités pour faire des études sérieuses.

Au fur et à mesure des années, ça s’est un petit peu étiolé, sans que je m’en rende compte. Tu sais quand les choses se font un petit peu au fur et au fur et à mesure, tu ne te rends pas forcément compte de ce qui ne va pas. Plus par rapport au boulot en général, je pense que plus le temps a passé, plus j’ai pris forcément de responsabilité. C’est normal puisque tu prends de l’expérience et en fait, moins j’ai fait deux choses qui me plaisaient. Parce que tu fais plus d’administratif, tu fais plus de choses techniques etc…. Et en fait tout ce qui me plaisait à la base dans l’architecture, au fur et à mesure, je le faisais de moins en moins.

C’est pas venu du jour au lendemain. Il y a eu un long moment, où ça s’est mis un petit peu en place, petit à petit, j’étais moins dedans. Mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je n’arrivais pas à me dire, c’est ça qui ne me plaît pas. Je sentais que ça n’allait pas, je n’arrivais pas à savoir pourquoi et je ne savais pas ce que je voulais faire à la place donc du coup, tu es un petit peu dans un flou de ne pas savoir ce que tu veux faire et tu ne sais pas ce qui ne te plaît pas, donc du coup c’est difficile d’en parler puisque tu ne sais pas en fait, donc c’est hyper difficile. Mais à la fois ça se ressent parce que la dernière année où j’ai bossé du coup au sein de l’ agence, plusieurs fois les bosses avec qui je bossais sont venus me voir en me disant, écoute on sent que tu n’y es plus. Avant on devait te freiner pour bosser, mais là tu es quand même hyper moins efficace, tu es moins dedans. On sent que tu as moins envie, tu as moins la pêche et tout. Et très honnêtement quand ils me disaient mais qu’est-ce qui ne va pas ? Je leur disais, je ne sais pas, mais parce que je ne savais pas, je suis d’accord avec vous, ça ne va pas. Je cherchais ce qui n’allait pas.

Mon mari me disait souvent avec les enfants tu es vachement moins patiente, on sent que tu es un peu plus agressive.

Il y a peut-être un an et demi, deux ans, je commence un petit peu à voir sur les réseaux justement des gens qui dessinent. A me remettre un petit peu dans ce domaine là, à regarder un petit peu les gens qui font ça. Et du coup ça me fait rêver. C’est à dire que je réouvrais une porte. Vraiment j’ai laissé tomber ce truc pendant ces 15 ans, du jour où j’ai décidé que je voulais être archi, tu vois j’ai claqué la porte au truc.

Il y a un an et demi, deux ans, je commence un petit peu à voir sur les réseaux des gens qui font ça et vraiment ça me fait rêver. C’est à dire, que je me dis mon dieu, mais c’est ça que je voulais faire. Vraiment ! J’ai toujours voulu. Je ré-ouvre un truc, tu vois, je redécouvre la vie. La fille qui vient de naître.

Je dis à mon mari, j’ai vraiment envie de me remettre à dessiner. Là du jour en main ça me tient aux tripes. J’ai vraiment envie de faire ça. Du coup je me fais offrir à mon anniversaire une tablette, avec laquelle je dessine toujours.

Je me dis, où est-ce que je vais avoir le temps de dessiner ? Entre les garçons et mon boulot…
Et en fait, du moment où je me fais offrir cette tablette, où je l’ai… je dessine 10 heures par semaine.
Le temps tu le trouves hyper facilement.

J’ouvre un compte instagram, comme ça je serai obligée de le poster et de dessiner. Ça va me donner une obligation et je ne pourrai pas me dire… car je sens que j’ai vraiment envie de faire ça. Je le fais pour moi. J’en parle à mon mari, mais je ne lui montre pas forcément ce que je fais. J’en parle pas forcément aux gens, mais j’ai envie de le faire.

Je dessine tous les jours, et chaque moment de libre, je le passe à faire ça.

Il faut faire un mix entre ce que les gens aiment et toi ce que tu aimes faire.

Au départ, c’est un peu déstabilisant, parce que tout de suite, tu te prends le revers et tu ne regardes plus du tout ce qui a été positif. En te disant, mon dieu j’ai fait un truc c’était merdique, ça y est c’est terminé, c’est fini. Et en fait non ! Après, avec le temps tu te rends compte que oui ces petites retombées, non seulement elles ne sont pas graves mais en plus elles sont hyper bénéfiques parce que c’est ce qui te permet un petit peu de te reposer et de te rebooster, toi en fait. Et puis après tu sais que tu repars, que tu as des nouvelles idées. Et que, les idées, la création et ce que tu fais c’est vachement par cycle. C’est jamais constant, et quand tu commences à le faire depuis quelques temps tu te rends compte qu’en fait bah ça fait juste partie du cycle du truc et que c’est ce qui te permet de repartir après. Et repartir sur quelque chose qui te plaît vraiment, parce qu’après ce qui est difficile c’est d’éviter de te perdre, de retomber dans quelque chose qui ne te plaît pas, pour plaire aux autres. Ce qui est la base du truc.

Ce n’est pas moi qui ai pris la décision d’arrêter. Je voulais arrêter, je voulais prendre cette décision. J’en ai beaucoup parlé avec mon mari. Il me disait, on va peut-être attendre un peu. C’est tombé pile après le covid. Pas la meilleure période, pour arrêter un job. C’est moi qui avait le boulot un peu stable du foyer. Donc on se dit ce n’est pas le meilleur moment, avec les garçons tu as tout de même se stress de dire il faut assurer. Je ne suis pas sur la prise de décision.

J’ai commencé à avoir des commandes pendant le 1er confinement, en mars / avril.

Trop génial, rien que le fait d’être payé pour dessiner, je trouve ça absolument génial. Tu fais un truc que tu aimes et on te paye !
Vraiment quand tu le fais, tu n’as pas l’impression de bosser.

Je ré-ouvre mon entreprise et une semaine après, réunion avec mes boss qui me disent écoute on voudrait parler – vraiment dans la même temporalité – qui me disent écoute là on sent bien que tu n’y es plus, on voudrait arrêter. Je sens vraiment la grosse pression de leur côté aussi de m’annoncer ça, alors que moi j’avais la pression de leur annoncer, je ne savais pas comment leur dire aussi que je voulais partir à un moment donné. Même si je voulais attendre un petit peu du fait de la conjoncture qui était pas la bonne. Et en fait super soulagés ! Tous on a envie d’arrêter, et d’arrêter en bon terme.

Ce qui est vraiment compliqué, c’est que du coup, je n’ai plus du tout de temps pour moi. Mais par contre, je ne fais que ce que j’aime. A la fois, je dessine toute la journée et je m’occupe aussi de mes enfants.

Avant le soir, je culpabilisais parce que je partais la 1ère et quand j’arrivais à la crèche, je culpabilisais parce que j’arrivais la dernière. Donc du coup, je culpabilisais tout le temps. Je n’avais pas assez de temps au boulot, je n’avais pas assez de temps avec mes enfants et j’arrivais à la maison, je les faisais manger, histoire et au lit. Hyper speed, je ne profitais pas du tout d’eux.

Quand tu es indépendant, tu regardes plus que ce tu regardes à l’année, qu’au mois.

La petite Cyrielle de 6 ans…
Pourquoi tu as attendu 15 ans pour faire ça ? Je pense qu’elle serait tout de même contente, mais quelque part pourquoi tu as attendu tout ce temps, tu savais que tu voulais faire ça. Pourquoi ?

Le renoncement à un CDI. C’est une stabilité.
La notion de stabilité, finalement on s’en fait toute une montagne. Est-ce que finalement c’est la stabilité d’être en salarié, je ne sais pas ?

Ma plus grande difficulté, Savoir ce que je voulais vraiment et c’était vraiment de m’extraire du regard des autres.
J’essaie de me poser concrètement la question : est-ce que ça, ça me fait vraiment plaisir à moi, d’abord ? Et si ça ne me fait pas plaisir, comment je fais pour le rendre agréable.

La plus fière, d’avoir réussi à faire toutes ces choses en même temps. D’avoir un super mari, qui est au top, d’avoir deux enfants – comme toutes les mamans – dont je suis folle, et d’avoir réussi à commencer à faire quelque chose qui me plaît vraiment. Ma fierté c’est d’avoir tout ça.

Plus grande peur : ok j’ai 3 commandes qui se courent après, mais après est-ce que je vais en avoir vraiment après ? Il faut que je garde en tête que si ça ne fonctionne pas, il faudra que je prenne un boulot.

Je ne me verrai pas lâcher le truc rapidement.

Je pense que la chance est accessible à tout le monde. Est-ce que tu es prêt à la voir ou pas ?

Conseil : Les conseils, il faut être prêt à les recevoir. Le meilleur conseil, c’est essaye peut-être de chercher en toi ce qui t’anime. Parce qu’une fois que tu auras trouvé, toi ce que tu veux faire et ce qui t’anime. Là tu seras prêt écouter d’autres conseils.

Mes prochains défis, c’est juste continuer et pouvoir vivre de cette activité, comme j’en ai envie.

Mes rêves, c’est les mêmes que les défis.
J’aimerai bien sortir de cette vie à 100 à l’heure. Peut-être sortir de la ville. Aller un peu dans un slow life.

J’aurai réussi, le jour où j’aurai ce parfait équilibre entre tous ces différents pans de ma vie. Aujourd’hui c’est un peu à 100 à l’heure. Mais à la fois, il faut apprécier le chemin jusqu’à ce jour là.

Ce qu’on te souhaite : continuer à avoir des partenariats hyper sympas et des projets qui rentrent.

Merci à moi en premier, d’avoir réussi à m’écouter et à beaucoup de gens. Merci à mon mari de me suivre. Du moment où je lui ai dit que je voulais faire ça, malgré tout il me soutient à fond. Et à mes parents, ils m’ont soutenu.

Quand j’en ai parlé à ma mère « mon dieu, tu n’as plus de boulot ». Très vite, ils ont été super contents.

C’est un certain prestige d’être architecte.

J’en ai pas beaucoup parlé, parce que je n’avais pas envie qu’on m’en dissuade. Quand tu parles de volonté, quelque part ton inconscient, il te fait avoir certains comportements qui n’est pas forcément fait exprès. Je ne me suis pas dit, je ne vais pas en parler. Mais je pense, qu’inconsciemment je n’avais pas envie d’en parler. Je n’avais pas envie qu’on me dise : mon Dieu tu vas faire ça !

Découvrez l’objet choisi par Cyrielle dans le podcast pour se présenter

objet podcast cyrielle pisapia

Pour suivre Cyrielle Pisapia suite au podcast

Curieux de découvrir les magnifiques dessin de Cyrielle Pisapia, suite à l’écoute du podcast : C’est par ici. Et son profil Linkedin.

Dans cet épisode du podcast, on parle…

Dans cet épisode, on parle avec Cyrielle Pisapia des épisodes de podcast avec The French Working Mum et Un cadeau mal emballé.

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