#34 Podcast – Géraldine Decaux : A 40 ans, la petite voix de sauver sa peau

Une invitation à écouter ta petite voix

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Dans cet épisode de podcast avec Géraldine Decaux, je vais vous présenter une nouvelle femme extraordinaire. Nos enfants étant amis depuis quelques années, nous nous croisions presque tous les matins sur le chemin de l’école. Je savais que Géraldine était une femme brillante, bienveillante et très sympathique, mais j’étais très loin d’imaginer qui elle était vraiment et ce qui se cachait derrière son entreprise. Je m’étais déjà fait la réflexion en interviewant Aline dans En chemin, avec qui nous avions travaillé. Nous côtoyons au quotidien des personnes que nous apprécions, mais au final nous ne savons pas grand chose d’elles et quand nous apprenons à les connaître encore mieux le rapport à l’autre en est transformé.

J’ouvre une petite parenthèse, comme vous le savez, j’ai besoin de vous pour faire connaître le podcast. Comment ? En en parlant autour de vous et en vous abonnant à votre plateforme d’écoute préférée et en mettant 5 étoiles et un commentaire sur apple podcasts. Ça sera un petit peu mon cadeau de Noël avant l’heure.

Revenons-en à Géraldine. Géraldine a fait l’Essec, après 19 ans avec une carrière toute tracée en tant que Directrice Marketing chez Procter & Gamble puis Oenobiol et Sanofi. Géraldine a senti une urgence de sauver sa peau dans les 2 sens du terme. Après 7 ans de Recherche et Développement, Lightinderm voit le jour.
Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Géraldine Decaux.

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Les meilleures citations

J’ai longtemps rêvé d’être sportive professionnelle.

C’est marrant, quand il y a une intention très forte, parfois, elle se réalise.

Je me disais, j’en sortirai dans 2 ans car c’est beaucoup trop normé, pas assez créatif pour moi. Et en fait, tu vois, je suis restée 12 ans.

12″

J’ai toujours eu ce côté là en moi : la bonne élève, bien gentille, qui se dit « je vais rester dans des rails, dans des choses qui sont écrites, parce que c’est bien d’être là, c’est ça la norme. Il y avait un peu ce côté là en moi. Rester fidèle à un endroit, à une structure, où il y a du confort.

Je fais encore ce job là et puis après je pars.

C’est marrant, j’ai oublié que j’étais très souvent partie. Tu nettoies un peu tous les passages qui t’ont un peu dérangé. Parce qu’effectivement, j’avais un peu l’impression d’être une mauvaise mère quand même. Je trouve ça difficile de tout faire bien. On se met une bonne pression, mais finalement on ne fait rien de très bien et on vit avec la culpabilité, donc ça ne sert à rien.

Quand j’ai compris que ça allait être grave et le temps qu’on ai le diagnostic – qui est la partie la plus pénible en général – tu es dans l’attente, tu ne sais pas quel va être le niveau de gravité du truc, tu ne peux pas commencer à agir ou à aller vers le mieux, car de toutes les façons tu ne sais pas ce qu’il faut faire. A ce moment là, je me souviens que je suis allée voir mon boss chez Procter, en lui disant en fait j’ai besoin d’être partie demain. Je pose ma démission, je veux être partie tout de suite. J’ai mon fils qui ne va pas bien du tout et là ça m’est apparu. Alors que j’ai toujours fait attention à ma carrière, ça m’est apparu comme une évidence absolue que c’était ma seule et unique priorité. Que dans ma hiérarchie des choses importantes pour moi c’était tout en haut, que mon boulot n’avait aucune importance. Si ce n’est qu’il faut que tu ai un déclic comme ça de quelque chose de grave, pour t’en rendre compte. Et qu’avant ça, l’équilibre était difficile à trouver, alors que là, je me suis dit à 100% j’arrête.

Ça a été un moment où on a tous grandit, parce que moi aussi je suis allée voir un psy, qui m’a dit : « vous vous avez ce souci de la perfection, de la performance, tout doit aller vite, et votre fils il pète un plomb ». Et en fait, ça m’a fait un espèce de choc absolu, comme tu peux l’imaginer. Je me suis dit wahoo, déjà que je culpabilisais de ne pas être trop présente. Mais en plus, je m’y suis vraiment prise comme un manche. Et tout ça est de ma faute. Tout ça a été à la fois super dur et puis en même temps salutaire, parce que je pense que ça nous a tous repositionné sur les priorités, dans mon rôle de mère, sur ce qui était vraiment important, sur l’attitude à avoir, je me suis rendue compte qu’effectivement on leur mettait une pression de dingue à nos enfants. J’avais honte de ça évidemment. C’est pas possible d’avoir pu faire ça, alors que tu les aimes à l’infini. Ça nous a repositionné tous, et le fait qu’il guérisse quel plus beau cadeau du ciel.

J’ai trouvé à un moment que je n’étais plus à ma place, que je n’apprenais plus grand chose.

Pendant très longtemps, j’étais en auto-pilote, à me laisser faire par la vie. C’est que un peu plus tard, que j’ai vraiment eu l’impression de prendre les rennes de ma destinée.

Les gens se soignent…. chacun selon son caractère. Pour moi je crois que c’est d’agir ! J’ai besoin d’agir pour moi et puis c’était beaucoup plus largement, pour les autres. Tous ceux qui étaient autour de moi, qui avaient besoin de prendre soin de leur peau au quotidien et plus largement, si ça peut aider d’autres personnes que je ne connais pas, et bien super. Quelle chance ! C’est parti comme ça.
Pour la 1ère fois, je crois de ma vie, j’ai arrêté d’aller là où les autres me guidaient. J’étais enfin sortie du conditionnement et j’avais enfin l’impression de commencer ma vie. J’ai adoré ma vie, ce n’est pas le sujet. J’avais l’impression de l’avoir choisi, alors que non. C’est la 1ère fois où j’ai eu l’impression de comprendre à quoi je pourrai servir. C’est souvent à cet âge là que ça se passe. C’est le moment où j’allais avoir 40 ans. 40 ans, tu démarres autre chose, ou en tout cas où tu te poses vraiment la question du sens, à quoi je sers ? finalement c’est quoi le karma ? c’est quoi ma voie à moi, dans laquelle je puisse à la fois servir à quelque chose pour le monde et puis tant qu’à faire avoir l’impression d’être vraiment dans ma voie et j’adore ce que je fais tous les matins. Après ce n’est pas facile.

Ma petite voix à moi elle me disait, sauve ta peau ! J’ai vraiment eu le sentiment d’urgence. De ne pas avoir le choix. 1 en prendre soin pour de vrai, au sens propre et faire quelque chose qui soit en rapport avec la santé de la peau et puis aussi au sens figuré. Je m’étais rendue compte que je ne m’étais jamais posée la question de mes besoins, mes désirs profonds. Ce qu’était mon chemin et pas celui que les autres avaient envie que je prenne.

Allez chercher au plus profond de moi ce qui me motivait et me plaisait. Avoir la dose de création et de créativité qui me plaisait et qui m’a souvent manqué et puis me reconnaître le courage de tracer mon chemin.

Souvent je dis que ce projet est thérapeutique.
Je crois que l’intérêt était aussi pendant tout le chemin. C’est moins le résultat que le cheminement qui est intéressant. J’ai l’impression d’avoir mué.

C’est vraiment le sentiment que j’ai, celui d’être à ma place.

En réalité, si il n’y a pas une personne qui te pousse et qui croit en toi, jamais tu n’y vas.

Moi j’ai une énorme peur de l’échec, on a appris qu’il fallait réussir. C’est donc difficile de lâcher ce truc là. Et puis, j’avais peur de sortir de la norme, de choses sécurisées. Tu avais une carrière toute tracée, là tu remets tout à plat. Est-ce que tu sauras faire ? Et est-ce que cette idée va marcher ?

Il y a toujours une personne pour reprendre le flambeau, au moment où toi tu faiblis un peu. C’est cette énergie d’équipe qui nous porte.

La réussite, c’est forcément être satisfait de ce qu’on a fait, soi-même. Moi, je suis mon juge le plus dur. Tu acceptes de dire « ça va ». Et puis aussi pour moi, avoir des retours de femmes.

La petite Géraldine de 6 ans dirait : enfin tu as osé ! Tu as passé le cap. Tu fais vraiment ce que tu as envie de faire et tu as été libre de le faire et d’aller jusqu’au bout.

Le renoncement c’est que le temps n’est pas extensible. J’ai renoncé d’une certaine façon à passer du temps avec ma famille et mes amis, et ça m’a manqué.

Ça part tout de même d’un idéal de sauver le monde, de changer la vie des gens et faire vraiment quelque chose de significativement mieux.

Je suis hyper fière de mon équipe, et de moi d’avoir su les trouver et de les convaincre de venir travailler avec moi.

La chance ça se créé, il faut se mettre dans les conditions à un moment de pouvoir générer cette chance et de pouvoir l’accueillir. Tout le monde a de la chance, il faut juste saisir le truc qui est ta chance à ce moment là, ne pas la laisser passer. Je pense qu’on en a tous, mais qu’il ne faut pas la laisser passer. Moi j’ai sauté dessus.

Un conseil : De se faire confiance encore plus, faire confiance à ses intuitions et essayer de ne pas douter. Faites confiance à vos intuitions. Il y a toujours quelque chose de vrai et de juste, parfois il faut un petit peu détricoter. Mais c’est toujours le bon signal.

La peur c’est une bonne alerte, qu’il faut arriver à décrypter.

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Dans cet épisode on parle de

Comme dans chaque épisode, vous savez que j’aime parlé d’autres invités du podcast. Avec Géraldine Decaux, nous avons parlé de :

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