#39 Valérie Pastre : Vivre de sa passion à 35 ans – la petite voix de la comédie

Une invitation à écouter ta petite voix

Valérie Pastre podcast

Dans ce nouvel épisode du podcast avec Valérie Pastre, j’ai le plaisir de vous présenter une femme exceptionnelle qui a su écouter sa petite voix depuis qu’elle est adolescente. Depuis enfant, elle rêve d’être comédienne, elle a du talent, ses parents l’inscrivent donc à un cours de théâtre. A 18 ans, Valérie fait un pacte avec son père : obtenir un diplôme avant de se lancer. Elle sort de l’Essca renforcée dans son projet. Valérie enchaîne les petits boulots et les castings. C’est à partir de 30 ans qu’elle vit pleinement de sa passion de comédienne. Je ne vous en dis pas plus. Bienvenue dans l’univers de Valérie Pastre dans ce podcast.

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Les meilleures citations de l’épisode

J’ai choisi une paire de baskets de la marque N’go Shoes. C’est en fait la paire de chaussures que je porte sur scène quand je joue mon spectacle qui s’appelle Namasté Beaucoup. C’est un spectacle que je qualifie un peu d’ éco-responsable, d’atypique. Dans le sens où on parle beaucoup de thématiques d’écologie. Avec humour, évidemment ! Et j’avais envie d’être cohérente de A à Z.

Je voulais être danseuse, gymnaste, vétérinaire. Et après comédienne, c’est venu très vite parce que j’adorais me déguiser. Et puis j’adorais jouer des rôles avec des copines. À chaque fois, on s’inventait des histoires. Et après, je me suis dit non, c’est bon, c’est ça que je veux faire. Je voulais être comédienne.

Maintenant que je vois le chemin parcouru… Mais mon rêve est complètement différent de la réalité. Mais en fait, jamais je n’aurais pu rêver mieux ou imaginer mieux.

C’était un monde que mes parents ne connaissaient pas. Ils m’ont vraiment fortement encouragée à faire ça en hobby. Que ça reste vraiment un plaisir, un loisir, mais surtout pas en faire mon métier parce que c’était tellement compliqué… Il y a très peu de gens qui arrivent à en vivre, mais dans une galère, tu ne te rends pas compte.

On a passé un deal avec mon père. C’était que je fais des études, j’ai un diplôme et après, on me laisse faire ce que j’ai envie de faire.

Plus je faisais de stages… Ça m’a conforté dans l’idée que ce n’était pas fait pour moi le monde de l’entreprise, que je ne trouvais pas ma place, que la mentalité ne me convenait pas.

Etre comédien, c’est aussi se former éternellement pour avoir plus facilement accès à ses émotions. En fait, notre outil, c’est nous. Donc c’est important de continuer à se former.

Le casting, c’est un exercice où on a quand même l’enjeu derrière et on se met quand même inconsciemment une pression. Si j’ai ce rôle, peut-être qu’il peut changer ma vie. Donc, en fait, c’est dur de se dire d’y aller à la cool. C’est très, très compliqué à gérer. Tous les rôles que j’ai eu, il n’y avait pas de casting, c’était des lectures, c’était une rencontre et du coup, j’étais un peu libéré.

Et à un moment, j’ai une très bonne amie, une amie d’enfance qui m’a dit : « Valérie, ce n’est plus possible les petits boulots. Tu as un bac +5. Avec un bac +5, on ne fait pas ça. Cette phrase m’a donné vachement de force, pour passer des échelons supérieurs. Non, mais là, ça je refuse. Et puis, je vais me donner encore plus les moyens de faire quelque qui me permet de donner confiance. Parce que c’est vrai qu’à part des petits boulots et de vivre comme ça pendant un an ou deux, ça va. Mais après, on peut vite perdre confiance en soi, puis avoir une mauvaise estime de soi. Et puis, en fait, ça devient un cercle vicieux.

J’arrête les petits boulots, les trucs dégradants. C’était de faire des choix. On va tout simplement ne pas dire oui à tout. Et en fait, c’est dur parce que d’un autre côté, il y a l’aspect financier. Mais je me dis que bon, maintenant, ce n’est pas grave, je trouverai autre chose.

Quand on est bienveillant avec les autres, la bienveillance nous revient aussi.

Je me posais aussi des questions sur ma vie, d’être plus cohérente.

Thibaut Seguin, sans le savoir, a été l’élément déclencheur. D’ailleurs, je le remercie infiniment.

Je crois beaucoup aux choses qui arrivent quand c’est le moment et je ne crois pas beaucoup au hasard. Je crois que dans la vie, les choses arrivent au moment où on se sent prêt.

Caroline Cichoz et Thibault Seguin, je ne les ai jamais remercié. Je le fais aujourd’hui. Ça a été des moteurs et des béquilles. Je pouvais tout le temps compter sur eux quand j’avais des doutes.

Je me disais bon, au pire du pire. Ce qui peut m’arriver? Bah rien. Le texte partira aux oubliettes et au mieux, au mieux… Je ne savais pas ce qui pouvait m’arriver. Mais en fait, je fais une rétrospective sur tout ce qui s’est passé en deux ans avec ce spectacle. C’est juste dingue et je pense que je n’aurais pas imaginé toutes les rencontres, toutes les scènes, tous les publics, les deux fois où j’ai des trous de mémoire – des Blancs, les aventures, le fou rire que j’ai pu avoir. Tout ce qui est autour de ça, toute l’énergie qu’on nous donne. On se sent porté.

J’avais l’impression avec ce spectacle, d’être complètement, de me sentir vraiment alignée. J’avais un spectacle qui avait du sens pour moi, hyper personnel, et en même temps, je trouvais des échos, tout le temps, des gens qui me disaient à la fin du spectacle c’est génial.

A 30 ans, ça a été un vrai déclic. Parce que je m’étais dit en sortant de l’Esca, je me donne 5 ans. A 28 ans, j’ai fait un bilan… je n’étais pas bien. Je voyais tout ce que j’avais fait, mais je ne voyais pas les choses… Je suis d’une nature impatiente et du coup, ça a été dur. Ça m’a vachement appris à prendre sur moi, à me dire que oui, il faut du temps.
Et surtout, je pense que j’étais beaucoup à l’époque dans la comparaison. De regarder ce que mes copines comédiennes bossent plus. On a le même physique et c’est elle qui est prise tout le temps. Et s’il y a des choses qui j’ai appris à me détacher de tout ça fait la comparaison. Ça fait mal et ça sert à rien. Chacun a son chemin de vie différent, mais c’est hyper dur de ne pas se comparer.

Être comédienne, c’est un peu monter sa boîte parce que c’est toi qui fait tout.

Ma mère, je pense qu’elle arrivait à bien gérer ses peurs, parce qu’elle ne me les transmettaient pas. Transmettre ses angoisses de peur de parents, c’est un truc que je n’ai pas du tout envie de reproduire.

La réussite : Se sentir bien. C’est déjà un cercle d’amis à toute épreuve. Etre bien entouré, bien dans sa tête.

Il ne faut pas me lancer des défis parce que je dis oui à tout et en plus après, je m’accroche. Plus on me dit non, plus j’ai envie de défoncer des portes.

C’est fou parce que tu te rends compte à quel point tu peux avoir finalement des ressources insoupçonnées et de l’énergie, pour des choses qui te tiennent à cœur.

C’est quoi mon prochain défi ? Parce que je me rends compte que j’ai besoin de ça, de me prouver des choses aussi, de me dire que je suis capable. Après dans la vie de tous les jours, quand j’ai un petit coup de mou… de me dire tu as réussi à faire ça. En fait, les ressources, tu les as en toi. C’est juste qu’il y a des jours où c’est plus compliqué. Tu doutes.

C’est fou parce que finalement, même quand l’entourage est un peu sceptique ou même carrément pas d’accord. Au final, quand on a pris la décision et que tu y vas, tu te rends compte qu’ils sont quand même là.

J’avais un peu le syndrome de l’imposteur en studio, parce que c’était tellement facile. Au bout de deux prises. « C’est super » « Mais je ne peux pas avoir un contrat et partir au bout d’une demi heure ». Je ne me sentais pas bien, je ne me sentais pas légitime.

Ma plus grande difficulté: de me demander toujours si j’étais au bon endroit au bon moment et de me sentir légitime.

Moi, je n’ai pas fait, de burn out. Mais à un moment, j’en avais vraiment marre d’être directrice ou chargée de casting et ça s’exprimait vraiment dans mon corps. J’avais mal au ventre, j’étais aphone. Je ne pouvais pas décrocher le téléphone.

Je suis fière de vivre de ma passion.

Je ne crois pas à la chance. C’est une partie des planètes alignées à un moment donné qui font que ça marche. Je ne sais pas comment l’expliquer. Ce n’est pas de la chance à l’état pur parce que non, il y a du travail derrière.

La solution est en vous et au moment où vous serez prêts à vous écouter. De toute façon, tout coulera puisque vous avez déjà la solution.

Je dirais merci à mon père qui m’a dit non et du coup il m’a poussé dans mes retranchements. Mais pour le plus grand bonheur et le côté le plus positif.

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Valérie Pastre podcast objet

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Son site web, son compte instagram.

Son nouveau compte instagram dédié à la maternité/parentalité avec de l’amour, de l’humour, de la sororité ! C’est par ici : gang_de_mamastes

Et comme promis, voici l’extrait de son spectacle Namasté beaucoup.

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