#28 Podcast – Alia Cardyn : D’avocate à coach puis romancière

Une invitation à écouter ta petite voix

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Quand Alia m’a contacté sur Instagram, en me parlant d’elle en quelques lignes, j’étais très très loin d’imaginer qu’elle femme était derrière ce compte. Alia fait clairement partie de ces femmes que j’admire, avec une force et un recul sur les choses qu’il fait qu’elle est aujourd’hui à sa place. Vous allez donc découvrir dans cet épisode de podcast le parcours incroyable d’Alia Cardyn.

Comme je vous le disais la semaine, chose incroyable Pourquoi pas moi est dans la sélection officielle du Paris Podcast Festival, vous pouvez voter dans la catégorie prix du public. Cela vous prendra moins d’une minute et pour moi cela pourra être quelque chose de formidable. Pour voter, c’est par ici. Un grand merci d’avance, vous pouvez mettre pause et reprendre l’écoute juste après. Fin des votes samedi 17 octobre à minuit.

Alia a 43 ans et est l’heureuse maman de 3 enfants. Elle a fait de brillantes études, elle a fait la fac de droit à Bruxelles et en parallèle, elle a fait science Po. Elle commence sa carrière entant qu’attachée parlementaire, puis enchaîne les postes d’avocate et juriste dans les cabinets les plus prestigieux d’Europe. Alia sentait qu’elle n’était pas à sa place et saisit l’opportunité de se former au coaching. Elle devient donc coach, et écrit des guides de développement personnel. Mais Alia n’était toujours pas totalement à sa place, car son rêve enfoui c’était d’écrire un roman. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus, qu’aujourd’hui même Alia sort son 4e roman dans la très prestigieuse maison d’édition Robert Laffont et qu’il a tout pour faire un carton. Bienvenue dans l’univers d’Alia Cardyn.

Pour écouter le podcast avec Alia Cardyn sur SPOTIFY DEEZER GOOGLE PODCASTS APPLE PODCASTS et YOUTUBE mais aussi EEKO ET Castbox… et ici ☟

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Quelques passages du podcast avec Alia Cardyn

On a l’impression qu’on connaît les choses Et puis, quand on interviewe, on arrive à un degrés de connaissance qui est tout à fait autre. D’abord, sur le plan technique, mais surtout sur le plan émotionnel. Si on s’ouvre vraiment au cadeau du témoignage.

J’avoue, comme je suis une ancienne avocate, ultra perfectionniste, je ne veux pas raconter de bêtises.

En 3ème ou 4ème position, j’ai proposé “avocate” et là ça avait l’air bien, donc c’était un total non choix.

Je suis plus à ma place en tant qu’écrivain.

Je sortais de l’université, j’avais un idéal et je rencontrais les politiciens, ceux qui gouvernent notre pays. Le clash était quand même dure car, pour la plupart, je trouvais qu’ils défendaient mal leurs dossiers, ils les connaissaient mal.

Le switch vers avocat, aussi était très intéressant mais je n’étais pas vraiment à ma place, parce que ce n’était pas vraiment le métier qui me correspondait.

C’était absolument fascinant sur le plan intellectuel, mais sur le plan humain… J’avais l’impression de ne pas être profondément heureuse dans ce métier là, car c’était un métier extrêmement stressant et très orienté intellectuel. Au fur et à mesure je me disais, j’aurai tellement aimé avoir un métier plus humain.

Après quelques années d’avocat, je me suis dit j’ai raté ma vie, parce que j’ai mal choisi mes études, et maintenant c’est trop tard. J’ai déjà 13 ans de diplôme universitaire. Je me dis, j’ai foiré mes choix, et en fait moi je ne suis pas faite pour ce métier là, mais maintenant c’est trop tard. Là, je ne pourrai pas recommencer ma vie, je ne pourrai pas recommencer mes choix.

Il y a eu d’abord, je ne suis pas à ma place.

J’ai envie de donner à la dimension humaine plus de place. Je me rends compte que c’est plus mon truc les relations humaines, que de devoir défendre bec et ongles une multinationale.

J’ai la chance d’être mariée avec un mari, qui me suit super fort dans mes rêves et pour qui le bonheur est comme pour moi, la priorité dans la vie. Si j’avais été mariée avec quelqu’un qui était plus dans la stratégie financière, je crois que ça aurait été plus difficile de quitter (mon job). Parce qu’évidemment, j’avais un très gros salaire.

Je me sentais coupable, je me disais, est-ce qu’on est autorisée à quitter un travail avec un salaire pareil. Est-ce que c’est autorisé dans la vie ? Ce n’était pas, est-ce que j’ai peur de manquer. C’était plus, est-ce que ce n’est pas un petit caprice de ma part ?
Parce que c’était un poste tellement rêvé par plein de gens. Je suis quelqu’un qui réfléchit assez peu, je suis fort dans l’action, je suis fort dans les rêves. J’avoue que j’ai bien mis de l’argent de côté, au cas où ma reconversion ne soit pas un succès au début.

Je ne pensais pas à ce moment là, avoir l’étoffe d’un écrivain qui pourrait vivre de son écriture.

Au début je me suis dit : il faut que je prolonge ce congés maternité, je ne me sens pas prête à revenir, puis après, je me suis avouée à moi-même, en fait je ne suis pas prête à revenir du tout. Je suis prête à me lancer, j’ai besoin de ça, j’ai besoin d’une autre vie.

Chaque être humain qui va vraiment vers ce qui le passionne, va réussir. Parce que pour pouvoir mettre le niveau d’énergie, de travail nécessaire pour réussir, il faut être passionné.

L’aspect financier ne doit pas être la priorité, mais doit être assuré.

Comme notre quotidien est rempli de choses qui nous passionnent, on a plus besoin de faire du shopping compulsif.

C’est le message que j’avais reçu en tant qu’enfant, créer, écrire… ça ne serait pas pour moi. Alors que j’avais toujours écrit des journaux intimes, enfant, adolescente… Ça m’avait toujours apporté énormément d’écrire. J’avais l’impression que je n’étais pas douée pour ça et que jamais je ne pourrai écrire quelque chose, une histoire. J’en avais touché un mot à mon mari, et il m’avait dit, mais est-ce que tu ne te donnerais pas la chance d’essayer d’écrire un roman ? C’était après 4 livres de développement personnel que j’avais écrit, j’étais déjà coach. Je luis ai dit, je ne peux pas nous imposer ça, de prendre tous ces mois pour rien peut-être. Il m’a dit, tente ce n’est pas grave, et si tu prends 5 mois et que ça ne donne rien du tout, et bien voilà, c’est la vie. Parfois on a le droit d’essayer de nouvelles choses.

Jamais j’imagine le gagner. Mais je suis dans la joie et la fête d’avoir été sélectionnée.

Un jour je reçois un email, félicitation votre roman est Lauréat du prix des lecteurs Club. C’est tellement pour moi impossible de le gagner, parce que je trouvais que les autres avaient plus de mérite, que je vais voir la définition du mot lauréat.

Je n’en profite pas autant que je veux, parce qu’à ce moment là, on vit quelque chose qui est terriblement dure et triste, car notre petite dernière est hospitalisée pendant plusieurs semaines et la situation est assez grave.

Être un grand écrivain, c’est écrire et pas forcément être publiée. Tu travailles, car c’est ça être écrivain.

Quand je rencontre l’équipe de Robert Laffont, c’est un peu comme quand on tombe amoureux.

Toute la vie on apprend, toute la vie on peut apprendre un autre métier.
Toute la vie on change, toute la vie on expérimente, et je pense qu’on se rapproche – si on s’écoute – plus de soin, de qui on est profondément, on est plus honnête avec soi-même.
Par exemple, moi je pense que je suis un peu une introvertie, en fait. Donc c’est chouette le métier silencieux d’écrivain, où je suis juste avec moi même et cette petite voix qui me raconte des histoires. Je crois que tout le monde m’a toujours vu comme une extravertie.

Maintenant ce n’est plus que des larmes de joie.
Alors que dans le métier d’avocate, en fin de journée, je devais certainement m’effondrer en pleurs, en me disant, je ne suis vraiment pas faite pour ça, c’est horrible, ça ne me convient vraiment pas du tout.

C’est super d’avoir trouvé un métier où mon hypersensibilité est une force. Avant, je devais maîtriser ça. Ma grande émotivité, me permet d’injecter ça dans mes romans. Mon hyper sensibilité a enfin son canal et sa raison d’être.

Aujourd’hui, tous mes rêves sont réalisés, je vis mes rêves. Il y a eu des tellement belles surprise dans ma vie que ça prend toute la place.

J’ai eu une opportunité professionnelle énorme, mais mon corps m’a fait comprendre, mon intuition profonde me disait que c’était non. Je n’ai pas tout de suite écouté ça. Je n’ai pas du tout écouté ça. J’ai perdu beaucoup de poids en très peu de temps. Il m’a fallu quelques semaines pour comprendre. Même quand une opportunité a l’air fabuleuse, si l’intuition dit non, elle sait mieux et c’est important de l’entendre.

La réussite c’est 3 choses pour moi :
– Se connaître profondément
– S’accepter profondément
– Choisir une vie qui correspond à tout ça

J’ai toujours fait des choix suffisamment mûre, pour être dans l’excitation, pas dans la peur. La grande joie d’aller vers quelque chose, qui a du sens.

Si il y a des moments down, je les trouve assez riche, parce que ce sont des rappels à l’ordre. Comme je suis fort orientée vers le futur, on y va, on avance vers ses rêves, je peux avoir parfois tendance à négliger peut-être une partie de moi-même et justement des émotions plus sombres peuvent m’obliger à me reconnecter.

J’ai appris à m’aimer, alors qu’à la base ce n’était pas du tout gagné, vraiment pas du tout. C’est comme si je reconnaissais la valeur que j’ai. Je crois que c’est notre chemin d’être humain, de reconnaître notre valeur de s’aimer tel qu’on est. J’ai 43 ans, j’ai l’impression que je suis beaucoup plus sur ce chemin, que je me connais beaucoup mieux et c’est tellement chouette d’apprendre à pouvoir traverser, quelque soit la météo intérieure, de pouvoir rester en lien avec soi et de pouvoir rester dans cette fluidité, quelques soient les émotions. “Et si c’était exactement ce que je devais vivre aujourd’hui ?” Cela permet de traverser presque tout et de regarder l’expérience de vie de façon radicalement différente. Parce que si on se dit que ce qui nous paraît douloureux ou injuste, c’est exactement ce qu’on a besoin de vivre aujourd’hui. Si on a ce regard là, qui nous oblige à nous poser la question : qu’est-ce que moi j’ai comme cadeau dans cette situation toute pourrie ? Ça nous redonne la maîtrise d’une vie, alors qu’on se sent complètement impuissant, qu’on se sent dans une souffrance, etc… Ça nous redonne un pouvoir et avec ce pouvoir là, on peut construire quelque chose.

Découvrez l’objet choisi par Alia Cardyn pour se représenter

Dans chaque épisode, je demande à mes invités de se présenter à partir d’un objet. Dans ce podcast, Alia Cardyn a choisi son dernier roman qui sort aujourd’hui même en France.

Alia Cardyn objet podcast

Pour suivre Alia

Suite à la diffusion du podcast, vous avez envie de suivre Alia Cardyn ou acheter son dernier roman. Voici tous les liens ici.
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Dans cet épisode de podcast avec Alia Cardyn on parle de …

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