#26 Podcast – Marie Stoclet Bardon : A 46 ans changer de vie et entreprendre avec son mari pour co-fonder la Meringaie

Une invitation à écouter ta petite voix

Marie-Meringaie-podcast

Aujourd’hui je suis très heureuse de vous présenter dans la podcast, Marie Stoclet Bardon – co-fondatrice de la Meringaie. Marie est une femme exceptionnelle, d’une très grande humilité, générosité et gentillesse. J’ai été approchée par son attachée de presse pendant le confinement, et ce qui est amusant c’est que j’étais déjà une cliente fidèle de sa 1ère boutique et Marie faisait partie de ma liste d’invité à contacter un jour. J’ai profité de mon retour à Paris fin juin, pour l’interviewer, avant mon déménagement.

Marie a un très beau parcours, elle est diplômée de l’ESSEC, se fait directement embaucher chez Procter. C’est à partir de son 2e job que Marie se spécialise dans le marketing dans l’univers agroalimentaire, en travaillant pour Coeur de Lion puis en étant à la tête de la refonte de la belle endormie : la Maison du chocolat. Son mari est muté à Boston, elle décide donc d’entreprendre là-bas. A son retour à Paris, elle devient Directrice Retail de Fauchon. Suite à un licenciement brutal et plusieurs autres signes, elle s’associe à son mari pour créer la Meringaie.

Je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Marie Stoclet Bardon sur le podcast Pourquoi pas moi.

Pour écouter l’épisode de podcast avec Marie Stoclet Bardon de la Meringaie sur SPOTIFY DEEZER APPLE PODCASTS GOOGLE PODCASTS YOUTUBE mais aussi Castbox, Eeko…
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Quelques citations, pour vous donner un avant-goût de l’épisode de podcast avec Marie Stoclet Bardon de la Meringaie

Mes parents dans les années 70 étaient un peu en rejet de la bourgeoisie de leurs parents, et donc on est parti dans l’Est parisien, et je pense que ça fait partie des chances de ma vie, plutôt que d’être dans un quartier très très bourgeois.

Je voulais être archéologue…

J’ai eu un acte manqué… j’étais admissible à HEC, j’ai passé les oraux et je ne me suis pas réveillée le matin de l’oral de philo. Je suis arrivée en retard, j’ai donc eu une très mauvaise note. Ce qui fait que je n’ai pas été prise à HEC. Mon père m’a attrapé en me disant “ma fille tu es une gourde”. Effectivement, il faut quand même le faire… En fait c’était l’ESSEC que je voulais. J’y étais très heureuse parce qu’il y avait beaucoup de créativité, beaucoup de souplesse.

Dans ma philosophie de cuisine et de pâtisserie, j’aime les bons produits et la simplicité.

4 mois avant qu’il est la proposition, mon mari m’avait dit « je vois mon DRH, faut que je dise ce que je veux faire. Si je suis ouvert à l’expat, ou pas ».
Et donc je lui ai dit OUI !
Mais quand on dit oui, comme ça, pendant un dîner, on ne se rend pas compte qu’en fait ça va arriver. Et quand il est rentré un soir en me disant, en fait on va à Boston. Je lui ai dit, bah non, en fait moi je ne veux pas. C’était une décision pas simple à prendre. J’ai un peu pleuré parce que j’ai quitté la Maison du chocolat.

J’étais partie avec des inquiétudes, en me disant je ne vais pas gagner d’argent au début, est-ce que ça va changer notre mode de relation ? Et en fait, pas du tout. Le seul truc que je n’avais pas anticipé, c’est que notre famille dépendait du job de Benoît. Un jour le boss de Benoît lui a demandé de rentrer à Paris, mais moi je ne voulais pas.

L’entrepreunariat je l’avais pris dans le biberon.

L’actionnaire m’a promu le jeudi et demandé de partir le lundi. Et je suis partie le mardi.

Des copains viennent dîner à la maison, j’ouvre un bouquin, je tombe sur une recette de pavlova, je la fais et ils lèchent le plat.
Les années passant, je suis partie de chez Fauchon en 2014, en 2013 j’avais fait 10/15 dîners avec des pavlovas. Où plus elle était grande, plus elle partait. Au bout de 10 dîners, Benoît me dit c’est trop bon, il faut en faire un business.

Il a monté un business plan.

Il m’appelle un jour en me disant, « j’ai trouvé ça va s’appeler la meringaie », je l’ai déposé.
D’accord !

Il y a eu 3 éléments déclencheurs :
– On est allé dîner chez des copains, en juin, qui nous ont dit : arrêtez de nous faire goûter, faites-le et on investit (ils font parties de nos actionnaires).

– On a ensuite été trouver nos associés potentiels.
Cet été là, avant que je parte de chez Fauchon, ma petite cousine qui sortait de Ferrandi, nous a dit oui aussi. Elle est devenue notre pâtissière, c’est avec elle qu’on a lancé. Gilles Marchal nous a aussi dit oui, pour être notre grand frère-notre parrain. C’est l’ancien chef pâtissier du Bristol, du Plaza Athénée. Gilles c’est un grand pâtissier, qui fait des desserts incroyable. Olivier Desdoigts qui est un designer de talent, avec qui j’avais refait les boutiques de la maison du chocolat. Je suis allée le voir en lui disant : “est-ce que tu nous créerais l’identité, la boutique, les emballages contre des parts de la boite ? Et il m’a dit oui.

– Ensuite, on a trouvé un emplacement.

Les éléments de réussite d’un commerce :
1. L’emplacement 2. L’emplacement 3. L’emplacement

On a eu 2 types de réactions :
– Ceux qui ont été entrepreneurs à travers nous. qui nous regardaient, en disant c’est génial.
– Et ceux,… un couple de très bon copains qui nous ont dit “le faites pas vous êtes dingues, vous avez 3 enfants ados, vous allez mettre tous vos oeufs dans le même panier. Vous êtes fous. C’était une preuve d’amitié forte. On les a remercié. Mais on l’a fait quand même ».

Chacun d’entre nous a une appréhension du risque globale qui est différente.

Dans notre changement de vie, on s’est mis à travailler ensemble avec Benoît. On a pris cette décision, à la fois en connaissance de cause et à la fois pas du tout.

On est un peu tête brûlé, mais en fait pas totalement.
On veut rendre la pavlova accessible au plus grand nombre.

La petite Marie se dirait c’est pas mal.
Mon but il n’est pas de devenir riche, j’en ai rien à fiche, mais d’avoir assez d’argent pour faire ce que j’ai envie de faire. Je suis plutôt frugale dans mes consommations.

Le renoncement, c’est le temps libre. J’ai un peu renoncé à mes week-ends. Mais c’est la liberté.

On s’est regardé tous les deux avec Benoît en disant, on y va. On a une appréhension du risque assez similaire.

C’est ça ma difficulté récurrente, je ne suis pas wonder woman. Dans le test des pilots clandestins, moi je pense que j’ai « soit parfaite ». Le « soit parfaite », c’est que je veux toujours faire les choses bien :
je veux avoir mes amis, je veux bien les recevoir, je veux être une maman la mieux possible, la plus présente possible, je veux avoir une carrière – pas pour avoir une carrière, mais parce que je veux décider, avancer et apprendre, je veux réussir mon mariage, je veux m’occuper de ma famille…

J’ai vécu depuis que j’ai des enfants, cette culpabilisation perpétuelle entre je ne travaille pas assez, je ne m’occupe pas assez de mes enfants / je ne travaille pas assez, je ne m’occupe pas assez de mes enfants / je ne travaille pas assez, je ne m’occupe pas assez de mes enfants – tous les jours. Tous les jours sont un exercice subtile.

Les copines qui ne travaillent pas et qui te culpabilisent sans le vouloir, en te disant des trucs, tu as juste envie de les foutre par la fenêtre.

La chance il faut savoir la saisir. Il y a un alignement des planètes, il faut saisir l’alignement des planètes et pas avoir peur.

L’ennemi de l’entrepreneur c’est la peur. Il faut être un peu inconscient. Si tu as peur et que tu veux évaluer tous les risques de façon factuelles et rationnelles, jamais tu y vas, jamais tu sautes le pas, jamais tu changes de vie.

Il faut trouver son truc, être aligné avec soi-même, prendre la décision, en étant bien dans ses baskets.

Monter sa boite et être entrepreneur et changer de vie, oui, si c’est une peur avec laquelle on vit correctement. Si non, il ne faut pas le faire et il n’y a pas de jugement à avoir.

Conseil : Quand on le sent, il faut y aller.

Le vrai conseil, c’est écouter ses tripes. Faut pas vouloir mettre trop de cerveau. Il y a un moment, il faut y aller !

On s’est dit, l’un comme l’autre qu’on ne l’aurait pas fait tout seul.

Il faut apprendre à aplatir la sinusoïde. C’est-à-dire, se réjouir des bonnes nouvelles, sans monter au ciel, pour mieux encaisser les moins bonnes.

Découvrez l’objet choisi par Marie

C’est très amusant car Marie Stoclet Bardon de la Meringaie, est la 2ème personne dans le podcast à se présenter avec cette fameuse rappe Microplane. Si vous avez envie de passer le cap, vous pouvez l’acheter ici. La 1ère, c’était Chef Damien, co-fondateur du site 750 grammes 🙂

Marie Stoclet Bardon podcast

Pour garder contact avec Marie Stoclet Bardon et découvrir la Meringaie

Pour suivre Marie Stoclet Bardon après l’épisode de Podcast, sur linkedin.
Envie d’aller déguster les pavlovas de la Meringaie, je vous comprends évidemment.
Le site de la Meringaie
Le compte instagram et Facebook

123 Pavlova
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Et ARAKU
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Marie Stoclet Bardon a écrit également un livre avec ses recettes de pavlova 🙂

Flash news, la boutique rue Daguerre va ouvrir en octobre (2020), et vous avez la possibilité de vous faire livrer dans Paris et sa petite couronne. Profitez-en 🙂

Dans cet épisode de podcast, on parle de…

Comme vous le savez, dans les épisodes du podcast j’aime bien faire des parallèles avec d’autres épisodes, dans cette conversion avec Marie Stoclet Bardon de la Meringaie, on a parlé de…

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