53 Podcast Christine Charles : De Supelec, à Airbus aux cours de couture avec Rêve à soie

Christine Charles podcast

Nouvel épisode de podcast avec Christine Charles.
Il y a quelques semaines, j’ai reçu un email très touchant de Christine. Christine aura mis prêt de 5 ans pour vraiment assumer son changement de vie, même si son activité cartonne et qu’elle est véritablement à sa place. Aujourd’hui, elle nous partage en avant-première les coulisses de cette magnifique réussite.
Si toi aussi tu rêves d’écouter ta petite voix et de découvrir où est ta place. C’est justement ma mission à moi. Le programme trouver sa mission de vie et écouter sa petite voix est d’ailleurs finançable à 100% avec ton CPF. Pour en savoir plus rdv sur Pourquoi pas moi. co Et comme tu le sais, si le podcast te plait abonne toi sur ta plateforme d’écoute préférée.
Revenons-en à Christine, elle a fait Supelec, puis a commencé une carrière sur le papier toute tracée : plus de 16 ans en tant que Directrice de projets chez Airbus puis 3 ans chez Thalès. Au bout de 18 ans de grands groupes, Christine a assumé le fait que son truc à elle c’est de donner des cours de couture. Elle a créé il y a 5 ans rêve à soie, où elle forme entre autre au CAP, Christine a également écrit un best seller chez Eyrolles. Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Christine Charles.

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Les meilleures citations de l’épisode

Ça fait toujours rire les gens quand je leur dis que j’étais une élève très réservée.

Je me suis forcée à sortir de cette timidité en allant vraiment dans une zone d’inconfort totale.

Mes rêves c’étaient de construire et créer.

Mon père m’a dit, fais des études d’ingénieur et tu complèteras par de l’architecture derrière. Ok, ça me va bien. A côté de ça, je continuais à énormément coudre, à énormément faire d’activités. A ce moment là, je n’avais jamais imaginé en faire vraiment mon métier. Peut-être que je ne me le suis jamais permis. Parce que j’étais dans une famille où la couture ce n’était pas un métier, ce n’était pas envisageable.

J’ai toujours vécu dans cette ambiance : la réussite c’est des bonnes études et un bon métier, de préférence un métier intelligent qui est pas trop mal payé.

L’artistique ça reste du loisir, et le boulot c’est autre chose. Je ne me suis jamais autorisée à imaginer que l’artistique puisse devenir un métier.

La voie maman HEC ou la voie papa école d’ingénieur ?

Je me laissais porter. C’est l’histoire de mes 10 premières années professionnelles.

Dans les grands groupes, on te bourre un peu le mou. On te dit que tu as ta carrière devant toi, on te met dans des formations de management ou autres, qui te font rêver et puis tu continues à monter. Et puis là tu te retrouves d’un coup en réunion plénière d’équipe, tu vois l’organigramme de la nouvelle organisation avec ta case, où il y a écrit TBD. Ce qui veut dire que ce n’est pas toi. Personne ne t’avait prévenu.

Je découvrais au bout de 10 ans de carrière que dans ces grands groupe, ça devient plus politique qu’un choix de compétences. Je l’ai découvert à mes dépends.

J’ai fait un truc très étrange : une maladie des yeux. Même l’hôpital parisien avait du mal à identifier ce que c’était. Un espèce de truc infâme qui est resté pendant 3 mois avec des traitements, avant qu’on finisse par se rendre compte qu’il suffisait d’aller chez l’ostéopathe pour me débloquer une sphère de la tête.

Je relis mon bilan de compétences de temps en temps car c’est mon ancrage. Pour ne pas oublier que je n’ai pas su le lire à l’époque. Je l’ai fait en 2009 et j’ai créé Rêve à soi 7 ans plus tard. N’attendez pas 7 ans !

Dans ce bilan de compétences il était clairement écrit que j’étais faite pour :
– développer les compétences
– le domaine artistique
– l’enseignement

Quand tu n’as pas de temps pour écouter les gens, ça ne se passe pas bien.

Mes enfants m’ont dit après : mais qu’est-ce que tu es zen. Qu’est-ce que ça fait du bien d’avoir une maman zen à la maison.

Il y a plein de gens qui fuit après le burn-out, moi j’ai fui juste avant.

Chaque cours de couture, rien que le fait d’y penser ça me faisait monter ma courbe d’énergie. Le fait de donner le cours, ça m’en redonnait encore plus.

Mon mari m’a dit OK vas-y, pourquoi tu n’irais pas ? Je m’attendais tellement à ce qu’il me dise : tu n’as pas fait tout ça pour ça. Il me faisait 100 fois plus confiance que moi.

L’idée était de faire une activité bonheur.

J’ai demandé un congés création d’entreprise. Je savais que je ne reviendrai pas mais intellectuellement ça me rassurait et financièrement on avait vu qu’on pouvait se le permettre.

Ton émission s’appelle Pourquoi pas moi, mais là c’était Pourquoi moi ?

Toute la suite de Rêve à soi, ça a été des beaux partenariats avec des belles rencontres que j’ai su susciter et qui me sont un peu tombées dessus. Tu te dis que tu as une bonne étoile par rapport à ça, mais que tu n’y es tout de même pas pour rien parce que tu as su les susciter.

Tu ne vas pas gagner autant ?
En fait, tu n’as rien compris. Le sujet n’est absolument pas une histoire d’argent, c’était une histoire de me lever le matin et depuis 5 ans, je ne le dirai jamais assez, j’ai la patate. Je ne m’imagine pas m’inventer un nouveau job parce que celui que j’ai me plaît et que je me réinvente tous les jours. Et que c’est la 1ère fois de ma vie que j’ai depuis 5 ans le même job. Quand il y a quelque chose qui m’ennuie je fais en sorte de l’évacuer et de me faire une variation sur thème.
Alors qu’auparavant tous les deux ans, il fallait que je change et que tous les deux ans au bout de 2/3 mois de boulot je me levais le matin en me disant punaise la suite de ma carrière ça va être compliqué quand même.

J’en ai pleuré, je me suis dit comment c’est possible que quelqu’un trouve que mon livre si génial que ça. Cette histoire c’est complètement dingue car on est en train de faire une des meilleures ventes de livres de couture de tous les temps. Je n’en reviens toujours pas.

Avec ces témoignages Je me dis je sais pourquoi j’ai changé de vie et je sais que j’ai trouvé ma place par rapport à ça. C’est vraiment super.

La réussite, ça a été longtemps pour moi, d’avoir un bon salaire, un bon métier, la reconnaissance des autres. Je suis fière de pouvoir me dire que j’en vis.
Maintenant, la réussite c’est de pouvoir me dire tous les matins : il m’attend une super journée de boulot.

Il y a une ambiance à la maison qui est tellement différente d’avant.

Célèbre les réussites : on fait des apéros.

J’étais la petite fille modèle, elle serait étonnée que j’ai osé sortir du cadre. En même temps, elle se reconnaîtrait.

J’ai mis quelques années à m’autoriser, même en tant que chef d’entreprise, ce matin je ne bosse pas. Et maintenant j’ose le faire. Car les activités créatives, c’est lié à l’instinct.

Il faut vraiment oser. Je sens le truc, il faut y aller.

Moi je rêve de démocratiser la couture.

J’ai renoncé au confort des grands groupes.

Ce qui est dingue c’est que tout ce que j’ai fait pendant 18 ans, ce que j’ai appris ça me sert tous les jours. Et ça les gens ne me croient pas.


Au début, ça a été très difficile pour moi d’assumer : j’ai tout lâché pour finalement « que » des cours de couture. J’avais été bardée de diplômes, géré des millions d’euros de business, j’avais des grosses équipes.
Maintenant j’ai passé le cap

Ma plus grande peur : que ça ne marche pas.

Je suis passée de pourquoi ça marcherait à pourquoi ça ne marcherait pas ?

Tout ne marche pas, mais j’ai pris cette habitude. J’ai une étoile de chemins possibles.

Je marche beaucoup plus au feeling qu’avant. J’entends beaucoup plus les messages secondaires, donc je sens quand le truc est en train de tourner vinaigre.

Je suis la plus fière d’avoir su faire ce changement de vie et de l’avoir transformé en réussite et de savoir l’apprécier au jour le jour.

Maintenant avec les formations pro, les cours en présentiel, les droits d’auteur, je gagne autant que chez Thalès.

N’attendez pas que votre corps vous dise halte au feu, n’attendez pas que votre environnement familial vous dise non mais là je lâche l’affaire, je n’en peux plus. Il y a plein de messages qu’il faut savoir entendre et surtout se dire que ce n’est pas un renoncement, c’est une deuxième vie.
Personne n’a écrit où que ce soit qu’on doit faire toute sa carrière dans la même boite, dans le même métier et même en faisant la même chose. J’adorais la couture, et pourquoi je n’en ferai pas un deuxième métier pour relancer ma vie et être à l’aise avec ça. Il n’y a rien qui l’interdit, c’est écrit nulle part. A part dans notre cerveau, c’est tout.

Merci à mon mari, ça me lève les larmes, car si ce jour là il ne m’avait pas dit lance toi, je n’y serai pas allée.

A chaque cours, je me dis que je suis faite pour ça ! C’est ma passion, j’en sors boostée.

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