Quel plaisir de recevoir aujourd’hui Christelle Maussac sur le podcast Pourquoi pas moi. Autrice du livre Argent et entrepreneuriat au féminin, Christelle accompagne les femmes entrepreneures dans leur relation aux finances. Dans cet épisode, elle déconstruit notamment le tabou du « je ne fais pas ça pour l’argent » et nous aide à accepter et traverser les « montagnes russes » de l’entrepreneuriat avec sérénité. Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Christelle Maussac.
Dans cet épisode de podcast avec Christelle Maussac, découvrez :
Christelle nous partage :
– La manière dont nos « drivers » psychologiques pilotent nos comportements et nos blocages financiers. – La déculpabilisation face aux « montagnes russes financières » que vivent les entrepreneurs et l’importance d’avoir de la clarté sur sa trésorerie.
– La nécessité pour les femmes de dépasser les conditionnements culturels pour oser s’enrichir et atteindre la pleine autonomie financière.
– La méthode pour rattacher l’argent à nos « priorités hautes », afin que notre cerveau nous aide à atteindre nos objectifs financiers.
Et évidemment d’écouter sa petite voix et se dire Pourquoi pas moi !
Pour écouter l’épisode de podcast avec Frédérique Bedos sur SPOTIFY DEEZER APPLE PODCASTS YOUTUBE et ici ☟
Dans cet épisode :
Christelle Maussac nous partage :
- comment mieux vivre les montagnes russes financières quand on entreprend ;
- pourquoi l’autonomie financière des femmes est un sujet non négociable ;
- comment notre histoire, notre corps et nos injonctions influencent notre rapport à l’argent.
Ce qu’il faut retenir de l’interview avec Christelle Maussac
Certaines phrases de cet épisode restent longtemps en tête.
“Quand notre corps ne veut plus avancer, il tranche pour nous.”
Cette phrase est puissante parce qu’elle relie deux sujets qu’on sépare trop souvent : le corps et l’argent. On peut avoir des ambitions, des projets, des envies de développement. Mais si le corps est épuisé, en insécurité ou ignoré, il devient très difficile d’avancer sereinement.
“Plus on fait l’autruche, plus on s’égare.”
Parler d’argent, regarder ses chiffres, poser son budget, suivre sa trésorerie : ce n’est pas froid, ce n’est pas matérialiste, ce n’est pas anti-spirituel. C’est une manière de reprendre les rênes. La clarté financière apaise. Elle permet de sortir du flou, de la peur diffuse, du stress silencieux.
“Le seul risque, c’est de ne pas y aller et de le regretter.”
Cette phrase résonne particulièrement avec l’esprit Pourquoi pas moi. Il ne s’agit pas de foncer sans réfléchir. Il s’agit de comprendre que parfois, le plus grand risque n’est pas de tenter. C’est de rester dans une vie qui ne nous ressemble plus.
“J’ai assez de ressources en moi pour avancer.”
C’est peut-être l’un des plus beaux déclics de cet épisode. La sécurité ne vient pas seulement d’un montant sur un compte. Elle vient aussi de la conviction intime que, quoi qu’il arrive, vous saurez trouver des solutions, demander de l’aide, réajuster, apprendre, recommencer.
Argent et entrepreneuriat au féminin : sortir de la culpabilité
Pendant longtemps, beaucoup de femmes ont été éduquées à prendre soin des autres avant de prendre soin d’elles-mêmes.
Christelle parle de ce conditionnement très présent : les jeunes filles apprennent souvent à gérer, à faire plaisir, à dépenser “raisonnablement”, mais beaucoup moins à faire fructifier, investir, négocier, parler de chiffre d’affaires ou construire une autonomie financière.
Résultat : lorsqu’une femme entreprend, elle ne part pas toujours avec les mêmes permissions intérieures.
Elle peut se dire :
“Je ne fais pas ça pour l’argent.”
“Je ne vais pas trop demander.”
“Je dois d’abord aider.”
“Je dois être parfaite avant de vendre.”
“Je dois travailler dur pour mériter.”
Ces phrases semblent anodines. Mais elles façonnent une posture. Elles peuvent empêcher de fixer ses prix, de se rémunérer, d’investir, de demander conseil ou de construire un modèle économique viable.
Christelle ne dit pas que l’argent doit devenir le centre de tout. Elle invite plutôt à réconcilier deux dimensions : le sens et la sécurité.
Vous pouvez aimer profondément ce que vous faites et vouloir en vivre correctement.
Vous pouvez contribuer au monde et vouloir être autonome.
Vous pouvez être généreuse sans vous oublier.
C’est là que l’épisode devient précieux : il ne parle pas seulement de finances. Il parle de permission.
La permission de regarder l’argent autrement. La permission de ne plus diaboliser l’ambition. La permission de considérer votre autonomie financière comme une forme de liberté, de protection et de dignité.
Les montagnes russes financières : pourquoi elles secouent autant les entrepreneurs
L’un des grands sujets abordés dans l’épisode, ce sont les fameuses montagnes russes financières.
Quand on quitte le salariat, on quitte aussi une forme de linéarité. Chaque mois, le salaire tombait. Il pouvait y avoir des frustrations, des limites, un manque de sens, mais il y avait une régularité.
En entrepreneuriat, tout change.
Un mois peut être excellent. Le suivant peut être très calme. Puis tout repart. Puis tout ralentit. Et cette instabilité peut venir toucher des peurs profondes : peur de manquer, peur d’échouer, peur de ne pas être légitime, peur de devoir retourner en arrière.
Christelle explique que beaucoup d’entrepreneures vivent cette situation comme si elle était anormale. Pourtant, elle est fréquente. Elle peut être liée à plusieurs modèles : une activité saisonnière, un gros client unique, des lancements ponctuels, des promotions régulières ou encore un profil très multifacette qui crée beaucoup d’offres différentes.
Mettre des mots sur ces schémas permet déjà de déculpabiliser.
Non, vous n’êtes pas forcément “nulle en business” parce que votre chiffre d’affaires varie.
Non, vous n’êtes pas seule à paniquer pendant les creux.
Non, vous n’avez pas besoin d’avoir une activité parfaitement linéaire pour être une entrepreneure sérieuse.
En revanche, vous avez besoin de clarté.
Christelle insiste sur l’importance du suivi de trésorerie : savoir ce qui entre, ce qui sort, ce qui est obligatoire, ce qui arrive bientôt, ce que vous devez vous verser. C’est concret, simple en apparence, mais profondément sécurisant.
La question n’est pas seulement : “Combien ai-je gagné ce mois-ci ?”
La vraie question devient : “De combien ai-je besoin pour me sentir en sécurité ?”
Et la réponse varie selon chacune. Certaines personnes seront sereines avec deux mois d’avance. D’autres auront besoin de six mois, voire davantage. L’enjeu n’est pas de suivre une règle parfaite, mais de connaître votre propre seuil de sécurité.
Le corps, la sécurité et l’argent : tout est lié
Ce qui rend cet épisode si singulier, c’est que la discussion commence avec un tapis de yoga.
Christelle choisit cet objet pour se présenter parce qu’il représente un tournant dans sa vie : remettre le corps en priorité. Elle explique avoir longtemps vécu depuis sa tête, dans le contrôle, l’analyse, l’action. Jusqu’au moment où une maladie auto-immune et une fatigue persistante l’ont amenée à écouter autrement.
Ce passage est essentiel.
Dans une société où l’on valorise la performance, l’action et la réussite visible, on oublie souvent que le corps est notre premier indicateur d’alignement.
Un corps qui serre, qui fatigue, qui tombe malade, qui résiste ou qui s’épuise n’est pas un obstacle à contourner. C’est un messager.
Charlotte le rappelle aussi : si vous ne vous sentez pas en sécurité dans votre corps, il devient difficile de vous sentir en sécurité financièrement.
Cette idée peut sembler surprenante. Pourtant, elle est très concrète.
Quand votre système intérieur est en alerte, chaque décision financière paraît plus risquée. Investir devient effrayant. Se lancer semble dangereux. Fixer un prix peut donner l’impression de s’exposer. Demander de l’aide peut réveiller une peur de vulnérabilité.
À l’inverse, plus vous revenez dans votre corps, plus vous développez une sécurité intérieure. Et cette sécurité soutient vos choix extérieurs.
L’argent n’est donc pas seulement une affaire de stratégie. C’est aussi une affaire de relation à soi.
Les injonctions invisibles qui pilotent notre rapport à l’argent
Christelle parle aussi des “drivers”, ces injonctions internes qui influencent nos comportements.
Il y a le “sois parfaite”, qui pousse à tout maîtriser avant d’agir.
Il y a le “sois forte”, très présent chez les femmes, qui empêche de demander de l’aide ou de montrer ses fragilités.
Il y a le “dépêche-toi”, qui pousse à décider vite, parfois trop vite.
Il y a le “fais des efforts”, qui associe l’argent à la souffrance, au mérite, au travail dur.
Il y a le “fais plaisir”, qui amène à penser d’abord aux autres, parfois au détriment de soi.
Ces injonctions ne sont pas des défauts. Elles ont souvent été utiles. Elles nous ont aidées à être reconnues, aimées, valorisées, efficaces.
Mais en entrepreneuriat, elles peuvent devenir des pièges.
La perfection peut empêcher de lancer.
La force peut empêcher de demander conseil.
L’effort peut empêcher d’imaginer des revenus plus fluides.
Le besoin de faire plaisir peut empêcher de poser des limites.
C’est là qu’un vrai travail de transformation commence : non pas se juger, mais observer. Comprendre ce qui agit en nous. Mettre de la lumière. Puis choisir autrement.
Entreprendre, ce n’est pas seulement créer une entreprise
Un autre passage fort de l’épisode concerne la peur de se lancer.
Que dire à une femme qui rêve d’entreprendre mais pense ne pas pouvoir se permettre de prendre ce risque ?
Christelle propose une vision très intéressante : entreprendre, ce n’est pas uniquement créer une entreprise. C’est d’abord prendre les choses en main.
Vous avez peut-être déjà une âme entrepreneuriale sans le savoir. Peut-être que dans votre emploi actuel, vous aimez initier, organiser, créer, améliorer, proposer, porter des projets. Peut-être que dans votre vie personnelle, vous êtes déjà celle qui enclenche, qui structure, qui invente des solutions.
Entreprendre peut alors devenir une continuité plutôt qu’une rupture.
Et cette nuance change tout.
On n’est plus dans le fantasme du grand saut sans filet. On est dans une exploration progressive, soutenue, consciente. On peut tester, se faire accompagner, rejoindre des réseaux, utiliser des dispositifs, construire une sécurité.
Dans l’esprit Pourquoi pas moi, oser ne signifie pas tout casser. Oser signifie écouter ce qui insiste à l’intérieur et créer les conditions pour avancer sans se mettre en danger.
Pourquoi écouter cet épisode ?
Écoutez cet épisode si vous avez envie de mieux comprendre votre rapport à l’argent.
Écoutez-le si vous êtes entrepreneure et que vous vivez des hauts et des bas financiers avec culpabilité.
Écoutez-le si vous avez du mal à parler d’argent, à vous rémunérer, à fixer vos prix ou à investir.
Écoutez-le aussi si vous êtes en reconversion, en réflexion, ou si votre petite voix vous souffle qu’il est temps de reprendre votre autonomie.
Cet échange avec Christelle Maussac apporte de la clarté, de la douceur et des déclics très concrets. Il aide à comprendre que l’argent n’est pas un sujet à part. Il touche à votre histoire, votre corps, votre couple, votre héritage familial, vos peurs, vos priorités et votre liberté.
Qui est Christelle Maussac ?
Christelle Maussac accompagne les femmes entrepreneures sur leur rapport à l’argent, leur autonomie financière et leur sécurité intérieure.
Avant d’écrire Argent et entrepreneuriat au féminin, elle a elle-même traversé des questionnements profonds autour de son corps, de son énergie, de sa santé et de sa place. Elle raconte notamment avoir longtemps fonctionné avec cette idée : “la tête d’abord, le corps suivra”. Jusqu’au moment où son corps lui a rappelé qu’il ne pouvait plus être simplement négocié.
Son livre est né d’une question très forte : “S’il me reste 365 jours à vivre, qu’est-ce que je fais concrètement de ces 365 jours ?” La réponse est venue sous forme de transmission : écrire un livre que sa fille pourrait un jour lire, comprendre, s’approprier.
Derrière son travail, il y a donc bien plus qu’un sujet financier. Il y a une vision : permettre aux femmes de reprendre leur pouvoir, de sortir des automatismes, et d’oser parler d’argent sans honte.
Suivre Christelle Maussac après l’écoute du podcast
Son livre : Argent et entrepreneuriat au féminin
Son compte Linkedin
https://nouveautournant.fr/
Découvre le bilan de compétences et de besoin.
Pourquoi l’autonomie financière est-elle importante pour les femmes ?
L’autonomie financière permet de faire des choix plus libres, de se protéger en cas d’imprévu et de ne pas dépendre entièrement d’une autre personne. Elle ne signifie pas vivre seule ou tout contrôler, mais avoir les moyens de préserver sa sécurité, sa dignité et sa liberté.
Comment mieux vivre les montagnes russes financières en entrepreneuriat ?
La première étape est de ne pas culpabiliser : les variations de chiffre d’affaires sont fréquentes chez les entrepreneurs. Ensuite, il est essentiel de suivre sa trésorerie, d’identifier ses charges fixes, de connaître son seuil de sécurité et de prendre du recul sur son modèle économique.
Comment transformer son rapport à l’argent ?
Transformer son rapport à l’argent commence par observer ses croyances : ce que l’on a entendu enfant, ce que l’on associe à l’argent, ce que l’on s’autorise ou non. Ensuite, il s’agit de remettre de la clarté, d’apprendre à parler chiffres, de demander de l’aide si besoin et de construire une relation plus saine, plus consciente et plus alignée à l’argent.

