Aujourd’hui, je vous propose un épisode bonus spécial burn-out sur le podcast Pourquoi pas moi avec un le Dr Stéphane Resimont.
Comme vous le savez depuis mon burnout en 2019, j’ai à coeur de comprendre ce qui nous mène au burnout et également comment s’en relever durablement.
C’est d’ailleurs tout le sens de l’accompagnement que je propose à travers le bilan de compétences et de besoins spécial burn-out, qui vient de recevoir le 1er prix Psychologie. Cette méthodologie permet de retrouver son énergie, reprendre confiance en soi et (re)trouver sa juste place.
Dans cet épisode, le Dr Resimont apporte un éclairage complémentaire et précieux.
Il nous explique qu’il existe que le burnout n’est pas un mal psychiatrique mais endocrinien, et cette approche peut tout changer car cela signifie qu’on peut s’en sortir rapidement.
Nous avons également explorés certaines causes telles que certaines carences.
Nous avons profité de ses vacances pour faire l’interview car il a un agenda surchargé, donc veuillez excuser les bruits de plage que vous pourrez entendre parfois derrière lui.
🎁 Et parce que vous serez vite tenter de prendre des notes, j’ai un cadeau à vous offrir : un ebook offert où j’ai repris l’essence de cet interview.
Je te souhaite une très belle écoute 🎧
Pour écouter l’épisode de podcast avec le Dr Stéphane Résimont sur le burn-out sur SPOTIFY DEEZER APPLE PODCASTS YOUTUBE et ici ☟
Dans cet épisode :
Le Dr Stéphane Résimont nous partage :
- Ce qu’est le burn-out
- Les principales carences à traiter
- Un ensemble de causes
Nous avons également parlé de :
- D’hypotyroïdie
- D’alzheimer
- Du diabète
Ce qu’il faut retenir de l’interview avec le Dr Résimont sur le burnout :
Il faut savoir qu’avec l’âge, il y a tout qui vieillit, y compris la thyroïde, les testicules, les ovaires et les calandres surrénales qui sont très impliquées dans le burn-in et le burn out.
J’ai un parcours de nutrition, micronutrition, puis je fais pas de formations sans arrêt. Je donne énormément de conférences de cours et je suis taxé d’hormonologue, puisque je connais vraiment bien les hormones.
Dans mon expérience, le burn out, ça se prend en charge. C’est complexe et c’est simple.
J’apprends tous les jours de nouvelles connaissances, et là je me rends compte que je ne retiens rien du tout. Je lis, je n’imprime pas. Je relis, je n’imprime pas. Je me dis : Il y a un grand problème. Et puis je réfléchis, je me dis: Ça fait 15 jours, 3 semaines que je ne me marre plus, je ne sors plus, que ma libido a baissé, que je suis down et je me suis dit: Merde, je suis en burn out.
J’ai pris 40 milligrammes immédiatement d’hydrocortisone, j’en ai repris 20 milligrammes deux heures après et mon burn out est fini. Ça, c’est la solution extrême. Je ne conseille pas du tout ça à tout le monde. Il y a plein d’étapes auparavant.
Déjà, la première question,selon vous, qu’est-ce que c’est que le burn out ?
C’est une dysfonction de l’axe hypothalo, hypophyso et surrénalien. C‘est une mauvaise réponse au stress. On dit classiquement que c’est lié à une surrénale fatiguée. Oui et non, pas toujours.
Parfois oui, on voit les taux de cortisol au niveau des prélèvements salivaires effondrés. Parfois pas. Parfois, c’est un problème de non-réponse de récepteurs au cortisol.
Le cortisol, c’est l’hormone du stress. On a un coup de stress, le stress remonte, amène du glucose dans le sang. Ça va être pour combattre le stress. Et si on n’a pas ça. On se prend le stress dans la figure et finalement, on est KO par terre. Ça, ça s’appelle un burn-out. Mais les causes de cette non-réponse sur une insuffisance de réponse des récepteurs au cortisol, elle est plus complexe que ça.
On a tendance à entendre que c’est une maladie psychiatrique. Vous, vous dites que c’est endocrinien ?
Exactement. Tout à fait. Le plus bel exemple que je puisse donner, c’est une collègue psychiatre que je connais depuis plus de 30 ans. Cette collègue me contacte il y a une dizaine d’années, elle me dit: Steph, j’ai un problème. Je suis en burn out depuis trois ans, je n’arrive plus à travailler. J’ai pris tous les anti-dépresseurs qui existent. Je suis sous xylindite, je suis sous somnifère, Ça ne marche pas. Elle dit: Je crois que tu as des solutions. Elle est venue. Et 15 jours après, elle me dit : Le burn out terminé. Tout va bien, merci.
Le burnout n’est pas une maladie psychiatrique mais endocrinienne !
Le burn out, c’est un état d’épuisement irrémédiable, avec :
- une l’absence de mémoire,
- des manques de dopamine,
- plus de joie de vivre,
- un manque de motivation.
- Et ce n’est pas du tout que la fatigue.
Le burn out n’est pas la fatigue, ça fait partie du tableau, mais ce n’est pas que ça.
Les causes, elles sont multiples.
En cas de stress, on a une hormone surrénalienne qui s’appelle l’adrénaline, l’adrénaline qui monte dans le sang. C’est l’accélérateur, c’est l’hormone du stress. Le cœur va plus vite, la tension monte, on est prêt au combat.
Sauf que le combat, c’était bien pour chasser les bestioles pour se nourrir.
Mais le combat maintenant c’est subir :
– les remontrances de son patron,
– les harcèlements des collègues de boulot,
– le mauvais caractère de la belle-mère qui est à la maison.
Et finalement, on n’arrive pas à évacuer l’énergie en frappant la belle-mère ou en démolissant son patron.
On doit subir ce stress et le corps n’est pas fait pour ça.
Le corps est fait pour réagir, dépenser l’énergie.
Et donc, à force d’avoir des poussées de cortisol, imaginez surtout si on a 40, 50, 60 ans ou plus, on peut imaginer que la surrénale ne réagit plus comme un jeune de 20 ans.
Là, elle envoie du cortisol, à larigot.
Donc le cortisol, attention, ce n’est pas mauvais, c’est excellent.
Le cortisol est même vital. Si on n’a plus de cortisol on peut mourir.Oui, en deux jours au grand max.
Et donc le cortisol, la surrénale, on va voir pourquoi elle peut s’épuiser.
La surrénale s’épuise, car elle n’arrive plus à envoyer du cortisol. Et le coup de stress de la belle-mère, du patron, du collègue de boulot ou du fils- ou des enfants qui déconnent. On le prend dans la figure et puis finalement, on est effondré, un état d’épuisement complet.
Parce qu’on arrive plus à gérer la production d’énergie dans les mitochondries. Ces bactéries qui font partie de nos cellules, à partir des aliments que l’on mange, qui produisent de l’ATP. C’est l’ATP, c’est l’énergie, c’est ce qui permet de vivre, sans l’ATP, on est mort comme un caillou.
Si on ne produit plus d’énergie, on est crevé. Et le cortisol fait partie de ce qui est nécessaire pour que les aliments deviennent énergie, tout comme la T3 thyroïdienne, tout comme le magnésium, tout comme les oméga 3, tout comme le ribose, tout comme une trentaine de nutriments nécessaires. Et justement, quand il manque déjà à la base l’un ou l’autre de ces nutriments, le cortisol n’arrive pas à monter.Le premier nutriment qui nous manque, c’est le magnésium, tout simplement. À chaque stress, la noradrénaline monte dans le sang.
Et qu’est-ce qui se passe ? On se contracte. Et pour se contracter, doit rentrer dans la cellule du calcium et du potassium.
Et qu’est-ce qui sort de la cellule dans le sang ? Qu’est-ce qui fuite de la cellule ? Le magnésium !
Il monte dans le sang. Et nos reins disent: Oh là là, il y a trop de magnésium ici.
Chassons le magnésium dans les urines. Et puis, à force de stress, le magnésium sort des cellules, musculaires et toutes les cellules, montent dans le sang et part dans les urines.
Et donc, le manque de magnésium, c’est une catastrophe parce que tout s’arrête.
C’est probablement, le minéral le plus important du corps, c’est le magnésium.
On commence par un burn-in, par une chute du magnésium. Et là, qu’est-ce on doit faire déjà ? Donner des mégadoses de magnésium.Le magnésium est le minéral le plus important du corps
En fait, théoriquement, oui, c’est le magnésium érythrocytaire qui est le dosage. Mais moi qui donne des cours, des conférences pour des labos de dosage biologique, j’ai le discours : Faites gaffe aux dosages biologiques. Il faut toujours remettre en question ce qu’on voit sur une feuille de papier.
Parce que ce que le patient raconte, c’est bien plus important qu’un test de biologique avec des colonnes de droite qui sont des normes statistiques et pas des normes fonctionnelles.J’explique. Imaginons que le patient qui est en pré burn out, en burn in, il chasse son magnésium dans les urines et on va faire un dosage érythrocytaire de magnésium. Et puis le sang, au lieu d’arriver en une demi-heure au labo, il arrive en deux, trois heures au labo. Qu’est-ce qui se produit : il y a une fuite naturelle du magnésium des globules rouges. Et s’il arrive, on se fait le dosage deux, trois, quatre, dix heures après le prélèvement, il n’y a plus de magnésium dans les globules rouges et les taux peuvent être faussement trop bas. Donc j’explique. Quand je vois un magnésium érythrocytaire bas, je pose des questions aux patients :
- Est-ce que vous avez des fasciculations musculaires ?
- Est-ce que vous avez la paupière qui tressaute ?
- Ou est-ce que vous avez les muscles qui tressautent au niveau des bras ?
- Est-ce que vous avez des crampes ?
- Est-ce que vous avez des palpitations ?
- Est-ce que vous avez des réveils fréquents la nuit ?
Et si le patient dit oui pour une, deux, trois questions, je sais qu’il a un manque de magnésium et je m’en fous du dosage biologique.
Le magnésium, ce n’est pas des cures qu’il faut donner, c’est constamment. On ne vous donne pas une cure pendant trois mois, puis on arrête deux mois ou trois mois, c’est en continu.
Le dosage qu’on va donner, le type de sel magnésium dépend très fort de la vie qu’on a, de ce qu’on mange, dépend de ce qu’on transpire, de ce qu’on est stressé.
Et donc, le dosage pour une personne n’est pas du tout le même que pour un autre.
Quelqu’un qui est cool, relax, fonctionnel, qui est en éventail devant la télé à 17h00 à la maison et qui ne fait pas de sport, aura besoin peut-être d’une gélule de magnésium par jour.
Oui, donc il faut vraiment demander un avis à un professionnel de santé pour pouvoir l’adapter par rapport à soi.
Il faut naviguer entre les malates, les glycosphates, les citrates et autres. Il faut un peu savoir dans quel cadre les utiliser… Quelqu’un qui mange très protéiné et pas de légumes, donc qui est très acide, il faudrait des citrates. Ça dépend vraiment du contexte.
Oui, parce qu’il y a plusieurs formes de magnésium et la quantité, c’est important que ça soit vraiment du cas par cas.
Combien de temps il faut pour une personne qui est bien prise en charge pour sortir du burn out ?
Deux à trois jours ?
J’étais suivie par une psychiatre pour mon burn out. Je n’avais pas eu de médicament, mais j’avais posé la question de: Est-ce qu’on peut guérir du burn out ? Et elle m’avait répondu: On ne va pas dire ça, on apprend à vivre avec. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Ça, c’est vraiment ce que j’ai horreur, c’est qu’en médecine, on dise ce genre de truc. On dit aux gens: Votre pathologie, vos plaintes, c’est le stress. Il faudrait vous apprendre à vivre avec. J’ai entendu ça des centaines de fois pour des patientes surtout et des patients, également souffrant de fibromyalgie. Ces patientes, ces patients qui ont mal partout, ils sont extrêmement fatigués. Quand on dit pendant 10, 20 ou 30 ans qu’il fallait vivre avec et qu’on pouvait guérir en trois, quatre semaines ou parfois deux à trois mois au max. J’ai entendu ça, mais j’ai une liste à présent de cas clinique, de rapport de consultation avec des attestations de patients en quoi je suis guéri de la fibro. Mais malheureusement, la prise en charge d’un burn out, d’une fibro, d’un syndrome fatigue chronique, d’un syndrome neurologique post-vax, Covid par exemple, c’est des catastrophes que je vois toujours actuellement. Ça se traite, ça se soigne, ça demande des connaissances étendues en médecine. C’est-à-dire que ce n’est pas que la phyto, ce n’est pas que la supplémentation des micronutriments, ce n’est pas que l’alimentation, ce n’est pas que l’hormonologie, ce n’est pas que le microbiote, c’est tout ensemble qu’il faut faire.
C’est un protocole complet. Et si on ne connaît qu’une ou deux ou trois pièces du puzzle, malheureusement, le patient, il devra faire avec.
Est-ce qu’il y a un rapport entre la carence en vitamine D et le burn out ?
Oui ! La vitamine D, ce n’est pas une vitamine comme on le pense, puisqu’elle est synthétisée par notre corps. On l’a fait à partir du cholestérol, ce bon cholestérol, comme cet excellent cortisol, qui sont malheureusement deux molécules qui sont décriées par les naturopathes. Je ne jette pas la pierre, j’en forme des naturopathes.
Je parles des naturopathes de base, non recyclé, non évolutif. Ouh là là, le cortisol, c’est mauvais pour la santé. Ouh là là, le cholestérol, c’est mauvais pour la santé. Or, ce sont deux molécules vitales La vitamine D vient du cholestérol. Elle a des effets endocrinaux multiples. Comme la DHA et la testostérone. Elle fait qu’on fait de la masse sèche osseuse musculaire. Elle fait également qu’on a entre 30 et 80% de tous les cancers en moins lorsque les taux sanguins sont bons. Et elle a également des effets anti-inflammatoires majeurs. Et elle agit, elle doit absolument être équilibrée avec le cortisol. Ça veut dire quoi ? Que si on a trop de cortisol par des poussées de stress et la vitamine D est trop basse, on peut en effet brûler ses muscles, faire la sarcopenie, on crame ses muscles, on les diminue. On peut cramer ses os également, on peut faire de l’osthéopénie, surtout s’il manque de K2. Donc la vitamine D et la vitamine K2 sont capitales dans toutes les phases du burning ou du burn out. Il en faut. Comme les autres hormones, de testostérone, oestrogène, progestéone, qui doivent être tout équilibrées.
Et la carence du zinc, quand on est en carence en zinc, on a une plus grande vulnérabilité au stress, des troubles anxieux, des troubles de l’humeur. Comme le magnésium, donc le taux de zinc est abaissé en cas de stress chronique. Est-ce que c’est quelque chose à chaque fois où vous supplémentez ?
Alors, classiquement, un patient vient en consultation pour quelques problèmes que ce soit. Quand je fais une biologie, pour le zinc, les taux mesurés sont valables. Le sélénium également, le potassium également, le magnésium non. Donc, on sait qu’il y a des dosages. On peut suivre la biologie d’autres fois non. Le zinc, 80% des patients, qu’ils soient français, danois, anglais, canadiens, que j’ai en consultation, sont carencés en zinc. Le magnésium, c’est 95%. Le sélénium, c’est 90%. Donc, croire actuellement qu’en mangeant bien de tout bio, avec plusieurs couleurs dans l’assiette, ça va amener suffisamment de nutriments, c’est complètement faux. On est tous carencés dans plein de trucs en mangeant simplement. Donc, actuellement, les compléments alimentaires, malheureusement, sont devenus nécessaires, vu pour des tas de raisons. Et le zinc, c’est vrai qu’il participe, tout comme le magnésium, à la synthèse dans la tête de nos neurotransmetteurs, comme la dopamine. Donc, sans zinc, pas de dopamine, sans magnésium, pas de dopamine. Et la dopamine, c’est la joie de vivre, la mémoire, la concentration, la motivation, la libido, les projets à moyen long terme. Toutes choses qui manquent dans le burn out.
Et donc, le burn out, c’est non seulement un dysfonctionnement de l’axe surrénalien, mais également, c’est un manque de dopamine dans le cerveau et un manque de sérotonine dans 50% des cas. C’est pour ça que malheureusement, on confond le burn-out et la dépression, parce qu’il y a des caractères similaires, mais ce n’est pas que ça, il y a autre chose à faire.
J’avais fait une formation en premier secours en santé mentale et on nous avait expliqué que dans le burn out, on pouvait avoir un état dépressif, mais que ce n’était pas… Toutes les personnes n’étaient pas concernées par ça.
Parfait, exactement.
Vous parlez beaucoup d’un nouveau mal du siècle qui est totalement sous-estimé, qui est l’hypothyroïdie.
Alors, vous avez devant vous un hypothyroidien colossal. Je suis hypothyroidien depuis mes 30 ans. En fait, ça vient peut-être du fluor qu’on m’a donné quand j’étais gosse, soit-disant pour l’état de mes dents, ça vient probablement de Tchernobyl qui est passé par là. Quoi qu’on en dise, ça ne s’est pas arrêté aux frontières. Ça dépend de plein de choses. C’est que ma thyroïde, à l’âge de 30 ans, naze. 35 symptômes d’hypothyroidie. Ma fille, qui a maintenant 34 ans à l’âge de 5, 4 ans et demi, hypothyroidienne. Et en consultation, j’ai peut-être un biais de recrutement, évidemment, puisque je suis quand même assez pointu là-dedans.
On s’en fout de la TSH. Elle change tous les quart d’heure la TSH. Elle est à 3 à 7h du matin, elle est à 0,5 à 7h30 et elle est à 2 à 08h. Il y a encore des médecins qui se basent là-dessus pour faire des . En gros, la T3, donc la tyroide, envoie dans le sang une hormone inactive qui est la T4. Elle ne sert à rien, ou presque à rien. Elle doit être convertie en T3. Actuellement, 90 à 80% de la population, disons au moins 85%, n’arrivent plus à convertir T4 en T3. On les traite par quoi ? On les traite par T4. On leur donne de la levothyrox, l- thyroxine, euthyrox, T-CAPS, qui sont de la T4. On leur file de mazout, plein dans la cuve à mazout, mais on oublie d’allumer la T3 qui est la petite lumière de la veilleuse de la chaudière. Donc, limite de mazout sans veilleuse, ça ne sert à rien. Et le problème, c’est que la T3, tout comme le magnésium, le ribose, les oméga 3, le cortisol est nécessaire dans les mitochondries pour transformer les aliments en énergie.
Donc sans T3, pas de production d’énergie, donc on grossit, on est fatigué, on est frileux, on perd ses cheveux, on est ralenti de partout.
Le médecin traditionnel est super content parce que la TSH qui était élevée à quatre, il l’a diminué à 0,5.
« Regardez, mon traitement, il fonctionne ». Sauf que le problème, c’est que la T4, qui est en rétro contrôle, l’hypophyse, elle fait baisser la TSH, tout comme la T3. Mais on s’en fout, c’est la T3 qui est l’hormone active. Donc, filer de la T4 au patient qui abbesse sa TSH n’a aucun sens. Et statistiquement, alors que je vois des centaines de patients par an, voire beaucoup plus, j’ai deux à trois patients par an qui sont bien sous T4.
L’hypothyroïdie : est-ce que pour vous, c’est une cause dans toutes les causes du burn out ? Le fait d’avoir une hypothyroïdie peut être un facteur aggravant ?
Il faut savoir que la mitochondrie, la production d’énergie dans toutes les cellules, que ce soit dans les neurones, les cellules cardiaques, les cellules musculaires, enfin partout, les mitochondries ont besoin de T3 thyroidiennes.
Elles ont besoin de cortisol, elles ont besoin de magnésium, elles ont besoin de plein de nutriments, de ribose. Et si l’on en manque un seul, ça coince. Donc si dans une belle chaine, un maillon est faible, ça casse : burnout. Et donc c’est pour ça, c’est ça qui est difficile. Il faut connaître les compléments alimentaires, les phytos, parce qu’il y a des plantes géniales, l’ashwagandha, le schisandra, le rhodiola.
Et vous dites que les femmes, à partir de 30, 35 ans, ont une baisse de la progestérone. Donc finalement, c’est un peu la préménopause qui arrive beaucoup plus tôt que par rapport à ce qu’on nous dit. Et sauf que la progestérone, quand on a en manque, ça provoque de l’irritabilité, du stress. Est-ce que vous pensez également que ça peut avoir un impact sur le fait qu’on tombe en burn out ?
Indirectement, oui, c’est que le GABA, c’est une substance dans la tête, un neurotransmetteur qui fait qu’on est cool, relax, on ne s’énerve pas, je veux dormir paisiblement sans qu’il y ait le moulin qui tourne dans la tête toute la nuit. Et ce GABA est hyper dépendant chez la femme, mais aussi chez l’homme. Je suis sous progestérone tous les soirs. Chez l’homme et la femme, sans progestérone, il n’y a pas de GABA ou beaucoup moins. Donc en fait, dès qu’on manque de progestérone, ça commence à décliner vers 30, 35 ans. Donc moi, j’appelle 30 ans, 35 ans, la pré-ménopause. Je suis désolé, les dames qui m’écoutent, c’est comme ça. Moi, j’ai 64 ans, mon endropose a commencé à 37 ans. Ma testo commence à chuter là, je me traite, donc ça ne se voit pas trop. Maintenant, le problème, c’est que ces pauvres patientes, elles tombent sur des médecins traitants, des psy qui vont les mettre sous anxiolytiques, bainso pour dormir, parce que ce sont des expériences qu’on a fait sur les GABA. Ok, on fout quelqu’un sous Valium, sous Témesta, sous Lysia Incia. Ok, enfin, je vais être cool, relax, je vais planer.
Je suis non fonctionnel, mais je vais planer. Je me sens mieux, je suis moins stressé. Mais ce n’est pas ça la médecine. Ce n’est pas médicaliser des patients avec des tas d’effets secondaires. Parce que Lysia Incia, elle va prendre 3 fois 5 gouttes au début, puis dans deux ans, elle va être à 3 fois 20 gouttes par jour. Et puis, elle va ajouter un somnifère. Et puis et puis. Et puis, ce sont des gens qui ne sont plus fonctionnels, qui sont des vrais zombies, qui sont médicalisés par des basaux, des antidépresseurs, des neuroleptiques parfois, alors qu’il y a moins d’éviter tout ça, vraiment.
On dit qu’il y a 80% des médicaments qui sont là pour guérir des effets secondaires des autres médicaments.
Oui, voilà. Moi, je ne suis pas contre l’allopathie. Je prescris l’allopathie tous les jours, des antibiotiques, des trucs, des machins, mais ça ne sert à rien de donner une substance potentiellement toxique pour le corps, alors qu’il y a moyen de… En fait, par définition, tout médicament allopathique, donc tout médicament inventé par l’homme, va avoir des effets secondaires. Ça, c’est un fait. Pourquoi filer des trucs qui ont des effets secondaires alors qu’il y a moyen de les éviter ?
Vous disiez, pour savoir typiquement si on manque de progestérone quand on est une femme, c’est quand on a le fameux syndrome prémenstruel qui est très, très fort.
Ça, c’est le truc le plus typique sur des dames qui, à partir de l’ovulation, vont avoir une rétention d’eau, elles vont prendre du poids. Elles disent: Je prends deux, trois kilos de flotte avant les règles. Elles vont avoir mal au sein. Ça veut dire que ces dames-là vont faire, accrochez-vous bien, un cancer du sein dans 10, 20 ou 30 ans. Je suis désolé, je donne des conférences sur le cancer du sein. La première cause de cancer du sein, sur les femmes qui, en fin de cycle ont mal au sein. Là, j’ai encore entendu récemment un gyneco dire: Écoutez, quand vous serez menopausé, ça passera.
C’est mal au sein à chaque cycle ou c’est mal au sein de temps en temps ?
Non, de temps en temps, ce n’est pas trop grave. On peut le traiter par progestérone localement, mais c’est le mal au sein à chaque cycle. Ça, c’est vraiment très délétère parce qu’en plus, d’avoir des effets… La progestérone inhibe les ostéoclastes, donc un effet antidestructeur des os. La progestérone basse donne une rétention de gras dans le ventre. La progestérone basse a un manque de GABA, on ne dort plus, on est stressé, on est énervé, c’est oxydétique. Et la progestérone basse, on peut avoir une hyperandrogénie consécutive, avoir de l’acné, des poils qui poussent, une perte de cheveux, etc. Donc, il y a plein de conséquences au manque de progestérone. Et donc la progestérone, c’est une hormone naturelle qui est présente dans le corps depuis que l’être humain existe sur Terre, depuis que les animaux existent sur Terre. Et donc, leur donner la progestérone qui manque parce qu’elles ont des ovaires un peu vieillissants. Pourquoi pas ? Puisqu’on va avoir 24% de risques de cancer du sein au moins. On va avoir moins de dépression, on va avoir moins de divorces. Parce que la patiente qui est énervée, stressée, monte à la tête de tout le monde, dont son mari, dix jours avant les règles, ça n’a peut-être pas bien se terminer cette histoire.
Et donc, ça fait partie du tableau de l’épuisement et du burn out, évidemment.
Quel est le rapport entre notre santé intestinale et le burn out, selon vous ?
Alors, ce qui se passe, c’est qu’un intestin en mauvais état, c’est un intestin qui fait mal. On a des crampes, des ballonnements, selles défaites, production de gaz, qui ne pue pas ou qui pue. Quand on fait de la putréfécation au delà de la fermentation. Désolé, j’utilise un mot un peu cru. Quand j’ai une dame devant moi qui me dit: J’ai des crampes, des ballonnements, je dis: Est-ce que vous faites des gaz ? Est-ce que ça pue ou pas ? Comme ça, je sais tout de suite, si il y a une putréfécation. Le cul qui gratte ? Je sais tout de suite si elle fait une candidose intestinale. Comme ça, je ne le vois pas. J’ai la réponse tout de suite. Ben oui, évidemment, puisque l’intestin malade, on voit dans le sang ce qu’on appelle des cytokines, c’est des petits poisons libérés par la mauvaise flore. Les mauvaises bactéries et également les champignons qu’on appelle les moisissures, qu’on appelle le candida albicans, libèrent des mycotoxines. Ces mycotoxines vont bloquer la dopamine cérébrale. Donc, en gros, suite à une candidose, on peut avoir tristesse, perte de libido, perte de joie de vivre, perte de mémoire, perte de conservation de motivation.
Donc, ça fait partie du tableau du burn-out. Mais aussi les cytokines LBP et autres, vont donner un blocage de tous les récepteurs hormonaux. Ça va bloquer la T3 tyroïdienne. On devient hypothyroidien avec une superbe TSH basse, une superbe T3 élevée et on a 20 signes d’hypothyroidie. Ça va bloquer la testo. Le gars, il ne va pas avoir d’érection, pas de libido, il va devenir gras, attraper des seins, alors que sa testo dans le sang est super bonne, à plus de 8 000. Ça va bloquer le cortisol. On a des super taux de cortisol dans le sang. Oui, vous n’êtes pas en burn out, votre taux de cortisol est bon. Mais sauf que le récepteur est bloqué, le poison venant de l’intestin. Et donc de nouveau, on en retombe. C’est une prise en charge globale quand on prend en charge le burn out, c’est prendre en charge l’intestin, les hormones, les neurotransmetteurs, la micronutrition, la nutrition. Alors évidemment, le gros truc, le premier truc qui rentre en compte, c’est ce qu’on a bouffé le matin.
Il y a un truc vraiment, un signe clinique typique des personnes en manque de cortisol ou bien qui ont du cortisol, mais n’arrivent pas à agir et restent bloquées. Ces patients-là sont intolérants à tout. On leur file de l’allopathie, tous les effets secondaires listés, ils les ont. On leur file de l’huile essentielle, ils ne supportent pas. On leur file de la phyto, tous les effets secondaires possibles, ils les ont. Même un verre d’eau, ils ne supportent pas. J’exagère. Donc, en fait, le cortisol permet de supporter – c’est un anti-inflammatoire, un anti-stress. Et quand on n’en a pas assez, le corps est stressé, il ne supporte rien. Tout devient poison. C’est typique.
En tant que français, nous avons été élevé avec un petit-déjeuner : avec le croissant et le pain au chocolat, en tant qu’occidentaux, avec le bol de céréales.
Ni l’un ni l’autre, tout ce fond Tout ça, c’està mettre à la poubelle. Je suis désolé. Ce que je dis, vraiment, je n’en suis pas certain, mais 10 000 fois certain, parce que je teste ça quand même depuis… Ça fait plus de 40 ans que je bosse et j’ai vu passer dans mon cabinet des milliers de patients. Et vraiment, si le petit déjeuner n’est pas là, désolé, il n’y a rien qui va fonctionner. Votre bagnole est peut-être aussi performante que vous voulez bien régler une super Ferrari. Vous mettez du diesel dedans, elle ne va pas aller très loin. C’est ce qui se passe avec le petit déj’. Le petit déj’, c’est vraiment, il faut qu’il soit protéiné pour synthétiser la sérotonine, je déprime pas, la dopamine, joie de vivre, mémoire, concentration, motivation, l’adrénaline cérébrale, je la pêche dès le matin. Mais également, il faut l’acide aminé tyrosine, précurseur des catécholamines et de dopamine, va devenir les hormones thyroidiennes. C’est le matin qu’on met de la sauce, en fait.
Quelqu’un qui se retrouve sur la playa là-bas, il mange plein de sucre, il va être obèse. Maintenant, le matin, il faut des protéines. Le matin, c’est de la viande, du poisson, des œufs, ça peut être du boudin noir, ça peut être un steak, des côtes d’agneau, ça peut être du poulet, ça peut être des protéines végétales également. On peut manger rien que des protéines végétales. Mais le souci, il en faut beaucoup pour avoir la quantité de protéines permettant d’être équivalent à un plat de protéines animales. Mais si vous mangez des œufs matin, allez-y, deux, trois, quatre œufs, il n’y a pas de souci avec ça. Je viens de manger cinq ce matin et que le soin est super bon.
Il faut des protéines. Il faut du bon gras. Du bon gras, c’est du gras qu’on appelle anti-inflammatoire, souple, type oméga 3 idéalement. Donc, on prend l’huile d’olive des Français. Oui, il y a un peu d’oméga 3, mais c’est sous oméga 9. Donc, l’huile d’olive, elle est bien, mais si elle est consommée avec d’autres huiles, oméga 3, lin, colza.
Mélangez vos huiles. Je dis toujours prenez une bouteille, mettez un tiers olive, un tiers lin, un tiers noix ou noisette pour y a un peu de goût et c’est génial, ou chanvre, ou cameline. Il y a tellement de choix. Mais c’est marrant parce qu’en consultation, quand je demande à mes patients ce qu’ils mettent comme huile d’assaisonnement, les Français, c’est l’huile d’olive, ils ne connaissent que ça, comme les Italiens d’ailleurs et les Grecs. Mais il faut ouvrir son esprit à d’autres huiles.
Et alors également, le matin, du bon gras, des protéines, beaucoup de protéines, beaucoup, beaucoup. C’est vraiment le repas le plus gros du jour, c’est le matin. Également, on peut mettre du végétal, il n’y a pas de souci, la salade, des carottes, etc. Maintenant, si vous avez envie de sucre après le petit dej, disons que pourquoi pas pas manger un fruit, une salade de fruits. Le souci, c’est que les fruits en fin de repas, moi, c’est mon problème, j’adore ça, mais je ballonne après parce que ça fermente sur le contenu gastrique, donc ça ballonne très vite. Certains n’ont pas ça, moi je l’ai. Mais le sucre, c’est limite.
Quel est le meilleur argument que vous avez envie de donner aux personnes pour se dire : Manger un petit déjeuner salé équilibré, c’est pour ton bien-être ?
Le meilleur argument, c’est quand j’ai des patients, comme vous le dites, qui viennent chez moi, ils sont fatigués, ballonnés, ils sentent leur intestin tout le temps. J’ai des patients qui me disent: Au bout de quelques heures, tiens, je ne savais pas que vos intestins ne se sentaient pas. Tiens, je n’ai plus d’intestin, je n’ai plus de problème, je ne sens plus rien. Je fais mon petit caca tous les jours, tout va bien. Voire qu’avant, j’allais cinq fois aux toilettes, ou j’étais constipé pendant une semaine. Et puis je leur ai dit: Écoutez, maintenant, faites-moi plaisir, à la fin de la consultation, allez dans une pizzeria, manger une pizza, puis vous me téléphonez deux heures après. C’est le meilleur test que je puisse faire.
Est-ce que l’intolérance au lactose et au gluten peut avoir un impact dans le burnout ?
L’inflammation intestinale, certainement. Et le lactase, on la perd avec l’âge. Dans les pays occidentaux, on la perd. Donc encore pire côté asiatique. Et donc, le problème, c’est quand on n’a pas la lactase, on a un sucre disaccharide non détruit qui arrive dans l’intestin et qui nourrit une sorte de fermentation, qui va livrer des petits poisons, des cytokines qui vont bloquer le cortisol. Ils vont bloquer les neurotransmetteurs. Pourquoi s’empoisonner ? Je dis toujours, il y a 10, 12 000 aliments sur Terre. Donc, on a un choix énorme on se braque sur le pain, les céréales, la tartine choco, la confiture le matin. Mais pourquoi ? Il faut ouvrir son esprit et se dire qu’il y a bien d’autres choses à manger. Une fois qu’on mange bien, on ne sait plus revenir en arrière. Moi, je suis incapable de faire un petit dej croissant parce que je sais, j’ai un plaisir fou pendant deux minutes. Là, je vais planer.
Shoot de dopamine.
Je vais le payer cher pendant des jours et des jours.
Dans les conseils par rapport à l’alimentation, manger salé le matin, protéines au maximum et les produits transformés, on sait que c’est absolument une catastrophe. C’est une catastrophe pour notre organisme et notre microbiote. Et plus on va manger de sucre, plus nos bactéries à l’intérieur du microbiote vont avoir envie de manger du sucre.
Les céréales germées, c’est très bien. C’est un aliment vivant, ça, je suis à fond. Ce n’est pas que je suis pour, c’est comme ça. Ça fait du bien au corps. Oui, et puis le midi, on mange un peu comme le matin, mais plus léger, parce que moi, si le midi, je mange trop lourd, l’après-midi, je ne suis plus trop fonctionnel en consultation, parce que mon énergie va servir à digérer.
On est d’accord. Est-ce qu’il y a des aliments, selon vous, il Il faut être vigilant, qu’on pourrait croire d’être des faux amis.
Les FODMAP, c’est quoi ? Ce sont des disucres, des disaccharides comme le lactose et qu’on retrouve dans les végétaux exclusivement. On retrouve ça dans le chou, l’ail, les oignons, dans le champignon, etc. Et en prenant de l’âge, malheureusement, on perd la capacité de digérer certains. Et c’est très différent d’une personne à l’autre. Et donc pour l’intolérance au Food Map, je pose des questions au patient: Est-ce qu’il y a des éléments végétaux que vous ne supportez pas ? Donc, ils font ballonner après leur repas. Et je donne mon exemple, celui que je connais le mieux. Moi, j’adore les bananes. S’il y a du noir dans la banane, il y a un sucre qui est arrivé là, je ne le digère pas, je ballonne avec ça. Je mange des bananes un peu vertes. J’adore le houmous, j’adore. Il y a du pois chiches dedans et je sais très bien que j’ai une quantité limitée. Si je mange 3 cracottes sans gluten avec de l’houmous dessus, ça va.
Dès que je dépasse, c’est une catastrophe. Donc, avec l’âge, on perd les enzymes capables de digérer ces disucres, ces disaccharides végétaux. Il faut apprendre à repérer soi-même lesquels, parce qu’il n’y a pas de test pour ça.
Je mange des lentilles. J’adore ça. Ca m’a attirré l’attention, sur le fait que je ballonnais beaucoup et que j’allais voir si ce n’était pas les lentilles. Et puis je les ai retirées, je ne ballonne plus. Mais je me rends compte qu’alors qu’avant, je mangeais trois cuillères à soupe de lentilles par jour, une cuillère à café, ça passe. Il faut trouver la dose tolérable.
Une des premières phases du burn out, c’est le déni. Donc, avec cette fameuse phase de burn in dont on a parlé tout à l’heure. Donc, c’est la phase où le stress chronique s’installe. Pourquoi, selon vous, on est en déni comme ça ? Et que faire pour permettre d’ouvrir les yeux aux futurs burn outés ?
Le problème, c’est qu’on est pris dans un trend dans le boulot, dans son activité qui est colossal. J’imagine la dame qui travaille, qui a un boulot de bureau avec des éléments stressant autour d’elle, qui a des gosses un peu chiants, qui doit faire les courses, le ménage, le truc, le machin. Et elle se rend compte à un moment donné qu’elle est fatiguée. Elle se dit: C’est normal, c’est la fatigue, c’est le boulot, etc. Mais elle ne se rend pas compte qu’elle est en burn in. Et donc, elle devrait penser au fait qu’il y a des symptômes autres qui sont, à part l’épuisement du matin au soir, les compulsions au sucre du matin au soir, le coup de mou après le repas du midi, les douleurs inflammatoires, elles commencent à avoir mal partout, aux articulations, aux tendons, aux muscles. Elle dit: Pourtant, je n’ai pas fait de crossfit hier soir.
Un signe typique, c’est le mal dans le bas du dos, des lombalgies à radiologie négative. On refait une IRM, on refait un scan, on ne voit rien. Ça, c’est le manque de cortisol typique qui donne ce truc-là. Également, il faut penser aussi aux signes neuro. Donc moins de joie de vivre, moins de libido, moins de mémoire,… Plus d’irritabilité. Il faut dire que c’est le burn out. Ça, c’est le burn out qui arrive, ça.
Qu’est-ce qu’il faut qu’elles leur disent pour qu’elles puissent être prises en charge comme il faut ?
Le problème, c’est qu’un médecin standard ou un thérapeute standard qui n’a pas suivi de formation là-dedans, va quand même avoir difficulté à gérer. Parce que Comme je l’ai dit tout à l’heure, il faut la nutrition. Est-ce que ce médecin connaît la nutrition ou est-ce qu’il fait manger un bol d’avoine le matin, comme les ânes ? Est-ce que il sait ce que c’est le magnésium ? Ça sert à 10 000 réactions chimiques dans le corps et qu’il n’y pense même pas chez son patient ? Est-ce que ce médecin a été formé sur le biote intestinal ? Je me rappelle que pour être formé en biote, il faut des jours et des jours de cours. Est-ce que ce médecin, à part ce qu’il a appris dans les livres, s’est recyclé en hormonologie ? Est-ce qu’il sait que le cortisol, c’est super bon pour la santé ? Est-ce qu’il sait ce que c’est la prégnénolone ? Est-ce qu’il sait que les taux de DHEA chutent dès 30, 40 ans ? Est-ce qu’il sait que l’andropose, ça se prend en charge bien avant la quarantaine et pas quand c’est foutu ?
Sur mon compte Facebook, docteur. Résimont, il y a 73 000 abonnés. Je mets des infos venant d’autres collègues, mais tout plein, je relaie. Dès que je vois un truc intéressant, qui fait sens d’un collègue, je le mets sur mon mur, comme ça, ça fait de la pub pour eux. Dans mon équipe, j’ai des personnes avec qui je travaille, j’en ai trois. Là, elles ont de la place rapidement. Dans cinq, six mois, elles ont de la place.
Pour sortir du burn out, La clé, on en a parlé, c’est le cortisol et DHEA. C’est également traiter les neurotransmetteurs qui sont notamment la dopamine et la sérotonine pour pouvoir retrouver de l’énergie et puis aussi de l’apaisement. Est-ce qu’il y a tout ce qui est oligo-éléments, le fer, le zinc, le magnésium dont on a parlé, la vitamine D ?
Un fer bas, empêche le cortisol. Mais il faut que le dosage soit fait. On ne peut pas donner du fer à quelqu’un qui a un fer normal. Sinon, on va s’oxyder. La vitamine C est capitale dans le burn in, capitale. La vitamine C exerce la synthèse également de la dopamine cérébrale, du cortisol. Donc, il y a tellement de choses nécessaires. On a des listings comme ça, un peu une checklist de ce qu’il faut vérifier. Il ne faut pas oublier une seule ligne de la checklist. Pour le grand public, je dirais: Bourrez-vous de magnésium, c’est déjà pas mal. Mangez comme je dis. Faites traiter vos hormones, ça, c’est capital. Ne faites pas rouler une bagnole de 50 ans sans eau, sans huile. Comme je dis toujours, une dame de 50-55 ans qui est pré-ménoposée ou ménoposée, si on ne met pas d’oestrogène ou de progestérone, c’est la catastrophe: cancer du sein, dépression, prise de poids. La thyroïde, c’est capital. Un hypothyroidien, il y a tout qui dysfonctionne. Moi, j’appelle ça le chef d’orchestre. Quand une thyroïde ne va pas, il n’y a rien qui va. Tout est au ralenti: le cerveau, les intestins.
Également, la production d’énergie est au ralenti et donc ça contribue au burn out, mais de façon faramineuse. Donc le burn out, c’est aussi ça. Et le burn in, c’est juste avant le burn out, c’est la même prise en charge, mais plus light. On peut se contenter dans un burn in, par exemple, de phyto sans aller vers l’hormono. On met déjà du rhodiola.
Rhodhiola, souvent, on dit qu’il faut le mettre avec le safran pour que ça soit encore… Moi, je sais que c’est ce que…
Ouais, parfait. Et alors, également, moi, je suis un fana de l’ashwagandha qui, entre guillemets, c’est une vue de l’esprit, mais ça résume les choses pour le grand public. L’ashwagandha va monter le cortisol dans le matin, l’ashwagandha va monter le GABA le soir, donc va être plus cool pour dormir. Et le schisandra est intéréressant également. Également, le basilic sacré, super. C’est un super phyto.
Il faut prendre trois, quatre, cinq molécules différentes pour être efficace. Et de nouveau, ces molécules-là, elles n’agiront pas s’il n’y a pas assez de magnésium.
On a même des fruits sans vitamine C, donc quasi plus rien. Donc, croire qu’on va avoir la vitamine C parce qu’on mange cinq fruits par jour. C’est du passé, ça.
Et d’ailleurs, comme je vous disais, demain, j’interviewe Marion Kaplan, donc on va évidemment parler du vitaliseur. Vous, c’est quelque chose que vous utilisez ?
Je dois avouer que je n’en ai pas à la maison, parce que je n’ai pas le temps perso de faire de la grande cuisine, mais c’est un truc génial. Vraiment, je le recommande à mes patients qui ont le temps de cuisiner, qui ont envie de cuisiner.
Un mot de la fin pour ceux qui sont en burn in et un mot de la fin pour ceux qui sont en burn out.
En burn in, donc tout ce que j’ai dit jusqu’à présent, nutrition micronut, complément, plante, plante adaptogène, ayurvedique qu’on appelle ça également. Et également, et pour le burn out, là, le vrai burn out, il faut de l’hormone sinon on n’en sort pas. On reste en burn out des mois, des années. Il faut vraiment… Mais il faut un hormonologue. Ça, je suis désolé. C’est pas… Même pas un endocrinologue, un hormonologue. Un endocrino est un diabétologue type 1, très souvent, sauf effectivement qui traite très mal hypothyrïdie, il ne traite que par T4. Et pour le cortisol, eux, ou c’est blanc, ou c’est noir. Donc en gros, on est en Cushing, ou on est en Addison. Donc, Addison, plus de cortisol, ou Cushing, on en a trop. Mais les grilles intermédiaires, ils ne connaissent pas tous. Mais beaucoup ne connaissent pas. Mais de toute façon, ça change. J’ai dans mes cours des endocrineux qui viennent suivre des cours. Je suis super content.
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