Dr Résimont

163 podcast – Burn-out : Se relever en quelques jours avec le Docteur Résimont

Podcast · Burn-out · Pourquoi pas moi

Burn-out : le regard sans filtre du Docteur Stéphane Résimont

Épisode 163 · 1h09 · publié le 17/03/2026

Pour le Docteur Résimont, le burn-out se joue aussi dans le corps : hormones, carences, énergie. Un éclairage différent, à écouter avec discernement.

Docteur Résimont sur le podcast Pourquoi pas moi : son regard sur le burn-out

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⚕️ À lire avant d’écouter. Cet épisode reflète le point de vue du Docteur Stéphane Résimont, qui propose une lecture physiologique et hormonale du burn-out. Cette approche est différente du consensus médical actuel et nourrit le débat. Elle ne remplace pas un avis médical. Seul un médecin peut poser un diagnostic. Avant tout complément, dosage hormonal ou changement de traitement, parles-en à ton médecin. On ne s’automédique jamais, surtout avec des hormones.

Dans cet épisode

Le Docteur Stéphane Résimont partage :

  • sa définition du burn-out, qu’il décrit comme un trouble physiologique avant tout ;
  • les principales carences qu’il observe en consultation (magnésium, zinc, vitamine D…) ;
  • un ensemble de causes qu’il relie au stress chronique.

On y parle aussi :

  • d’hypothyroïdie, qu’il appelle « le chef d’orchestre » ;
  • de progestérone et de pré-ménopause ;
  • du rôle de l’intestin et de l’alimentation, à commencer par le petit-déjeuner.

Aujourd’hui, je te propose un épisode bonus spécial burn-out avec le Docteur Stéphane Résimont. Depuis mon burn-out en 2019, j’ai à cœur de comprendre ce qui nous y mène, et comment s’en relever durablement. C’est tout le sens du bilan de compétences et de besoin spécial burn-out, qui vient de recevoir le 1er prix Psychologies Magazine.

Le Docteur Résimont apporte un éclairage complémentaire et, disons-le, assez radical. Son angle : le burn-out ne serait pas qu’un mal psychiatrique, mais aussi un déséquilibre endocrinien. En vrai, j’avais besoin d’entendre ce point de vue — à toi de le confronter au tien et à celui de ton médecin.

On a profité de ses vacances pour enregistrer, donc tu entendras parfois quelques bruits de plage derrière lui. Honnêtement, ça ajoute du charme.

Cet épisode est pour toi si…

  • tu traverses un burn-out ou un burn-in et tu cherches à comprendre ce qui se passe dans ton corps ;
  • on t’a dit que ta fatigue « c’était dans la tête » et tu sens que c’est plus large que ça ;
  • le lien entre hormones, alimentation et énergie t’intrigue ;
  • tu aimes les regards qui sortent du cadre, à confronter à l’avis de ton médecin.

Le burn-out, un trouble physiologique ?

C’est la thèse centrale du Docteur Résimont : pour lui, le burn-out serait une dysfonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien — autrement dit, une mauvaise réponse du corps au stress. Classiquement, on parle de « surrénale fatiguée ». Selon lui, c’est parfois vrai (cortisol effondré aux dosages salivaires), parfois non : le problème viendrait alors d’une mauvaise réponse des récepteurs au cortisol.

Il insiste sur une distinction : le burn-out ne serait pas la simple fatigue. Il le décrit comme un état d’épuisement profond, avec perte de mémoire, manque de dopamine, perte de la joie de vivre et de la motivation.

« Le burn-out, ce n’est pas la fatigue. Ça fait partie du tableau, mais ce n’est pas que ça. »

Docteur Résimont

Le cortisol, hormone vitale du stress

Face au stress, l’adrénaline puis le cortisol montent pour préparer le corps au combat. Sauf que, comme il le rappelle avec humour, on ne peut plus « démolir son patron » ni « frapper la belle-mère » : le stress reste bloqué à l’intérieur. À force de poussées de cortisol, et surtout en vieillissant, la surrénale finirait par s’épuiser.

Le Docteur Résimont tient à le préciser : le cortisol n’est pas un ennemi, c’est une hormone vitale.

« Le cortisol, ce n’est pas mauvais, c’est excellent. C’est même vital. »

Docteur Résimont

Le magnésium, la carence numéro un

Pour lui, le tout premier nutriment qui manque en cas de stress, c’est le magnésium. À chaque stress, il fuirait des cellules vers le sang, puis serait éliminé dans les urines. D’où une chute progressive — qu’il associe au burn-in, l’étape qui précède le burn-out.

Point intéressant qu’il soulève : le dosage sanguin classique du magnésium serait peu fiable (le dosage érythrocytaire se dégrade vite après le prélèvement). Il dit donc s’appuyer surtout sur les signes cliniques : paupière qui tressaute, crampes, fasciculations, palpitations, réveils nocturnes.

Attention toutefois : il précise lui-même que la forme et la dose de magnésium dépendent de chaque personne (malate, glycérophosphate, citrate…) et qu’il faut l’avis d’un professionnel de santé pour l’adapter.

« Le premier nutriment qui nous manque, c’est le magnésium, tout simplement. »

Docteur Résimont

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Vitamine D, zinc et neurotransmetteurs

Le Docteur Résimont rappelle que la vitamine D est en réalité une hormone, synthétisée à partir du cholestérol, et qu’elle agit en équilibre avec le cortisol et la vitamine K2. Côté zinc, il observe une carence chez une grande majorité de ses patients. Or zinc et magnésium participent tous deux à la synthèse de la dopamine — la joie de vivre, la mémoire, la concentration, la motivation. Toutes ces choses qui s’éteignent dans le burn-out.

Il en tire une nuance utile sur le lien avec la dépression : selon lui, le burn-out s’accompagne d’un manque de dopamine, et de sérotonine dans environ la moitié des cas, ce qui expliquerait pourquoi on le confond souvent avec une dépression — sans que ce soit la même chose.

L’hypothyroïdie, « le chef d’orchestre »

C’est l’un de ses sujets de prédilection. Il critique le fait de se fier uniquement à la TSH (qui varie beaucoup dans la journée) et défend l’idée qu’une grande partie de la population convertirait mal la T4 en T3, l’hormone active utilisée par les mitochondries pour produire l’énergie. Sans T3 suffisante : fatigue, frilosité, prise de poids, chute de cheveux, ralentissement général.

« Quand une thyroïde ne va pas, il n’y a rien qui va. Tout est au ralenti. »

Docteur Résimont

Progestérone et pré-ménopause

Il avance que la progestérone commencerait à décliner dès 30-35 ans chez les femmes. Or la progestérone soutient le GABA, ce neurotransmetteur qui apaise et aide à dormir. Quand elle baisse : irritabilité, sommeil agité, ruminations. Un terrain, selon lui, qui peut indirectement nourrir l’épuisement. Là encore, il s’agit de son approche : toute supplémentation hormonale relève d’un suivi médical spécialisé.

L’intestin, deuxième cerveau

Un intestin déséquilibré (candidose, mauvaise flore) libèrerait des « petits poisons » — cytokines, mycotoxines — qui viendraient bloquer la dopamine et les récepteurs hormonaux. D’où ce paradoxe qu’il décrit : un taux de cortisol correct dans le sang, mais des récepteurs « bloqués », et donc des symptômes de burn-out malgré des analyses rassurantes.

Et si tout commençait au petit-déjeuner ?

C’est son cheval de bataille : le petit-déjeuner sucré (croissant, céréales, tartine) serait, pour lui, contre-productif. Il plaide pour un petit-déjeuner protéiné et salé (œufs, poisson, viande, protéines végétales) avec du bon gras (huiles mélangées, oméga 3), pour fournir au cerveau de quoi fabriquer dopamine et sérotonine dès le matin.

« Si le petit-déj’ n’est pas là, il n’y a rien qui va fonctionner. »

Docteur Résimont

Reconnaître le burn-in avant le burn-out

Avant l’effondrement, il décrit une phase de déni où l’on met sa fatigue sur le compte du « trop de boulot ». Les signaux à ne pas balayer, selon lui : compulsions de sucre, coup de mou après le repas, douleurs inflammatoires diffuses, lombalgies sans cause visible à l’imagerie, baisse de libido, irritabilité, perte de mémoire.

Sa ligne : en burn-in, il privilégie la nutrition, la micronutrition et les plantes adaptogènes (rhodiola, ashwagandha, schisandra). Pour le burn-out installé, il considère que l’accompagnement hormonal, encadré par un spécialiste, devient selon lui nécessaire.

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5 phrases à retenir

1

« Le burn-out, ce n’est pas la fatigue. Ça fait partie du tableau, mais ce n’est pas que ça. »

2

« Le cortisol, ce n’est pas mauvais, c’est excellent. C’est même vital. »

3

« Le premier nutriment qui nous manque, c’est le magnésium. »

4

« Quand une thyroïde ne va pas, il n’y a rien qui va. »

5

« Le matin, c’est le repas le plus important du jour. »

1er prix Psychologies Magazine

Le bilan de compétences et de besoin, spécial burn-out

  • Comprendre ce qui t’a menée jusqu’au burn-out.
  • Retrouver ton énergie et reprendre confiance, à ton rythme.
  • (Re)trouver ta juste place, sans tout casser.

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Docteur Stéphane Résimont

Docteur Stéphane Résimont

Médecin d’origine ORL devenu spécialiste de la nutrition, de la micronutrition et de l’hormonologie. Il forme chaque année des médecins et donne de nombreuses conférences. Son approche du burn-out, centrée sur les hormones et les carences, est singulière : à découvrir avec curiosité et discernement.

Cet article est un contenu pédagogique et le résumé d’une conversation. Il ne remplace ni un diagnostic ni un suivi médical. Seul un médecin peut poser un diagnostic et adapter un traitement — en particulier pour toute hormone ou complément. Si tu te sens en grande détresse, appelle le 3114 (numéro national de prévention du suicide, 24h/24, gratuit).