En chemin podcast : # 1 –Nadia Davouloury – D’ingénieur à accompagnatrice parentale

Nadia Davouloury accompagnatrice parentale

Quel plaisir de vous présenter aujourd’hui une nouvelle personne dans le podcast En chemin : Nadia Davouloury. Cette interview est particulière car Nadia a décidé de se reconvertir suite à son bilan de compétences nouvelle génération. Elle est la 1ère personne dans l’histoire de Pourquoi pas moi a avoir utilisé son CPF pour financer son programme. Je me revois encore échangeant avec elle par message sur instagram un dimanche de retour de week-end. Merci Nadia de m’avoir fait confiance. Et bravo pour tout ce chemin parcouru depuis 7 mois.
Nadia a fait des études d’ingénieur, son travail lui plaisait. Suite à son 2e congés maternité, elle change de travail, cela ne se passe bien, elle rencontre des problèmes avec son fils qui rentre à l’école et la spirale infernale l’entraine jusqu’à la dépression. 9 mois après, Nadia a quitté son entreprise, s’est formée et vient de créer son entreprise pour devenir thérapeute en accompagnement parental. Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Nadia Davouloury.

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L’objet choisi par Nadia Davouloury dans le podcast
Pour en savoir + sur Nadia Davouloury suite à l’écoute du podcast
Pour en savoir + sur le bilan de compétences nouvelle génération

Wife, mum, boss ce n’est pas quelque chose qui me définit depuis toute petite, c’est très récent.

Petite, j’avais envie de devenir réalisatrice de films.

Mes parents avaient à coeur que je fasse de grandes études, donc j’ai fait de grandes études.

Pour mes parents il fallait être ingénieur, car ils pensaient que c’était le seul moyen de s’épanouir.

Je me suis mis de grosses barrières toute seule et puis j’ai pris la voie de la sécurité, j’ai écouté mes parents. Je me suis inscrite dans un DUT et ensuite dans une école d’ingénieur.

Faire une thérapie à l’époque, on pensait que c’était que pour les fous. Mais non, on se rend compte qu’il y a énormément de blessures à soigner, à classer pour continuer son chemin.

Au fond de moi, j’ai choisi la sécurité. Donc pour moi ça m’allait parce que je pense que je suis quelqu’un qui n’assume pas très bien, donc ça m’allait d’aller suivre la voie qu’on m’avait indiqué.

J’accorde beaucoup d’importance à l’environnement humain.

On est venu me chercher donc en fait je me suis laissée porter par les choses et je suis arrivée à signer ce nouveau contrat, donc ça ne m’a pas trop demandé d’énergie en fait.

Mon corps a commencé à me parler mais à ce moment-là, je ne l’écoutais pas. Je n’avais pas appris à l’écouter.

Là on commence vraiment le traitement de la dépression, ça me faisait à la fois peur et j’étais à la fois soulagée car je me disais que j’allais pouvoir aller de l’avant. Je vais pouvoir sortir de cette phase que je comprenais pas, qui me tirait vers le gouffre et que je ne voulais pas du tout. Au bout de 15 jours il y a eu comme une sorte de légèreté qui commençait à s’installer et ça me plaisait.

Une dépression, c’est une maladie. On ne choisit pas d’être dans cet état-là.

J’ai essayé de m’adapter mais je n’ai pas réussi.

J’ai lancé mon podcast en décembre 2020, suite aux difficultés de mon fils, car je me sentais seule vis-à-vis de ça.

Ce podcast, c’était le seul moment de bonheur que j’avais à ce moment-là, parce que je faisais des rencontres, je découvrais de beaux parcours, de belles personnalités, des défis, des difficultés aussi, de belles manières de s’en sortir et c’était passionnant. J’ai trouvé ça passionnant.

Je me suis inscrite à ton bilan de compétences nouvelle génération avec la ferme intention de trouver une vraie reconversion, donc un métier à la clé.

Je me rappelle encore dire à mon mari « je suis trop à fond, j’aime bien me découvrir je n’ai qu’une hâte, c’est de reconstruire le puzzle ». Là, je voyais le dernier module du puzzle qui me faisait de l’oeil. Je n’avais qu’une hâte, c’est d’y arriver, parce que j’avais envie de découvrir ce nouvel objectif de ma vie, découvrir ma mission de vie et de commencer à la construire aussi.

Apprendre à écouter son corps ça a été une révélation.

Dans le bilan de compétences, on apprend à écouter son corps pour qu’il soit une sorte de boussole. Pour une fois et ça c’est génial parce que du coup tu ne dépends pas des autres, tu ne dépends que de ton ressenti et c’est tellement plus glorifiant, plus impactant et on est fière en fait donc ça c’est génial.

C’est toujours bien d’écouter son corps et mieux vaut tard que jamais.

Je voulais ouvrir un café poussettes, c’était l’idée que j’avais avant de commencer ton bilan. Et en faisant le bilan, j’ai découvert une autre voie qui me séduisait, c’était la voie psy donc psychologue, thérapeute. Et petit à petit, je l’ai affiné.

Au bout d’un moment, je me suis dit que j’allais me concentrer sur la voie psy parce que ça faisait plus sens en moi. Parce que ma mission de vie au final, c’est d’aider les gens et plus précisément d’aider les parents comme je me suis aidée moi-même.

J’ai pleins d’ambitions, j’ai envie de me donner une casquette experte famille en faisant des formations pour être thérapeute conjugale mais il y a aussi des médiateurs pour famille, voilà c’est un peu ce que j’ai envie de faire, d’élargir à la famille.

Aujourd’hui, j’ai la casquette de thérapeute et plus précisément accompagnatrice parentale.

 Les fondateurs de la PNL, ce sont des ingénieurs en informatique qui ont modélisé le cerveau d’une personne qui est dans une phase de réussite.

Une formation en burn-out parental c’était aussi hyper important pour moi parce que je me suis dit si je reçois des parents, si je les suis et que je ne suis pas capable de voir s’ils sont en burn-out parental ça va être un peu compliqué. Je me suis dit il faut vraiment que j’ai cette corde là à mon arc c’est hyper important.

J’aime bien quand j’accompagne les parents faire un point sur leurs valeurs. Ca peut paraître coach de vie, mais même en parentalité c’est important.

J’ai écouté ma voix, j’ai retrouvé ma raison d’être, mes valeurs, etc… Il y a plus de sens en fait qui se dégage de moi, c’est aligné. Dans la vie de tous les jours, on sait pourquoi je dis telle chose, on sait pourquoi je demande à ce qu’on fasse les choses. Du coup, il y a moins de résistance, moins d’opposition et c’est plus fluide en fait.

J’aime bien parler de la réalité car ça ne veut pas dire qu’en tant qu’entrepreneurs on n’a pas de bas, car on en a aussi. Et ce que j’ai appris récemment, quand j’ai fait cette fameuse traversée du désert où dans le jargon des entrepreneurs on remet tout en question et j’ai vraiment tout remis en question, même le fait d’être indépendante. Je me suis dit : est-ce que je ne vais pas reprendre un travail salarié ? Ça fait du bien de passer par là, parce que je me suis rendue compte que j’avais un peu perdu mon pourquoi.

Si la petite Nadia de 6 ans voit que je suis indépendante et que je dépend d’un chiffre d’affaires qui fluctue, il n’y a plus la sécurité qui me rassurait énormément, je pense qu’elle serait d’une grande admiration et aussi interrogation.

Mon mari n’a pas émis d’opposition particulière ni de grande joie il m’a juste dit « il faut que tu fasses quelque chose qui te plait ». 
Mes parents n’avaient pas trop l’habitude de manifester leurs émotions. C’est une autre génération, mais disons je pense qu’ils étaient un peu inquiets au début mais quand ils ont su que j’avais le chômage ça les a un peu rassuré.
Ma mère m’a dit « on peut avoir des envies qui changent, l’essentiel est de trouver ce qui nous épanouit à chaque moment de la vie ».

Il fallait que je fasse le deuil de tous les avantages qu’apportait le salariat : les congés payés, des trucs tout bêtes, les CE, la retraite, la sécurité du salaire, le salaire qui est fixe et qui tombe toujours à la fin du mois… C’est ça mes renoncements. C’est ce qui me faisait le plus peur quand je voulais me reconvertir.

La plus grande difficulté c’est de faire connaître la dépression, parce que moi-même je pensais que la dépression il fallait juste claquer des doigts et dire c’est bon je vais mieux, pour aller mieux. En fait non ! Et quand tu ne vas pas bien et qu’en plus il faut convaincre ton mari que c’est une maladie…
Que tu ne peux pas juste dire je bouge, d’autant plus que je n’étais pas non plus à ne pas pouvoir me lever du lit. Donc c’était encore plus difficile d’admettre que j’étais en dépression pour quelqu’un de l’extérieur. On a tous ce cliché d’une personne dépressive qui est au fond de son lit. Et bien non !

J’ai encore du mal des fois à me réjouir de mes réussites, mais c’est mon éducation qui fait que…, il faut que je change là-dessus. Mais je pense qu’aujourd’hui la chose dont je suis la plus fière est d’avoir créé mon entreprise, d’avoir réussi ce parcours, d’avoir mon numéro de Siret. Mon entreprise qui s’appelle Nadia Davouloury, c’est mon nom de jeune fille. Je suis hyper fière de ça vraiment, de monter petit à petit mes stratégies, ma façon de faire venir à moi les parents qui sont démunis, ma façon de les aider aussi, voilà d’avoir les retours aussi après, c’est hyper important et glorifiant.

Je me laisse le temps, je me suis donnée comme objectif de remplir à 50% mon activité d’ici juin et à 100% par rapport à ce que je me suis donnée comme objectif d’ici la fin de l’année. Je suis quand même beaucoup rassurée par le fait que j’ai l’indemnisation du chômage. Ma peur aujourd’hui, c’est de ne pas réussir à faire mon objectif à 50% d’ici juin. Et j’ai une autre peur aussi, c’est quand je vais avoir mon premier avis négatif.

La dépression c’est un moment difficile, mais c’était nécessaire pour cette reconversion. Je dirais que je suis tombée bas pour mieux remonter. Pendant toute cette phase d’arrêt maladie, je suis restée extrêmement active pour mettre en place ma reconversion. (…) Ma dépression c’est mon cadeau mal emballé.

Les conseils, j’ai tendance à les oublier. Il faut qu’on me les redise plusieurs fois et limite au bon moment, parce que j’ai tendance à être trop la tête dans le guidon et à ne pas trop écouter. Je sais qu’il faut que je travaille là-dessus, toujours être à l’écoute de ce qui se passe autour de moi, de voir les opportunités.
Ce qui me revient toujours, c’est être à l’écoute de son corps. Pour moi, ça a été une révélation et c’est la plus grande satisfaction que j’ai depuis que je l’écoute (…). Depuis que j’écoute mon corps, je vois les choses autrement.

Il n’y a pas de fatalité, tu ne signes pas avec ton sang quand tu te reconvertis pour le reste de ta vie. C’est pas une reconversion que tu dois montrer, que tu réussis absolument pour montrer que tu as fait le bon choix. Si tu as échoué ce n’est pas grave, même quand tu échoues tu en retires de supers leçons. Je n’en suis pas là, mais je pense qu’on ne le dit pas assez et ça serait peut-être bien d’ôter un poids dans le coeur de certains entrepreneurs que d’avoir plus ce message-là.

Mes rêves pour la suite : avoir un maximum de parents aidés parce que je m’épanouis vraiment dans mes séances de PNL. Je suis contente de voir ce regard qui s’illumine des personnes qui viennent me voir et aussi à travers mes ateliers. Car être entourés de parents, partager nos galères au final ça fait du bien, ça réconforte. Et avoir cette direction d’experte familiale, de relations familiales.

On se fixe des objectifs SMART mais quand on les atteint on s’en fixe d’autres et jamais on se dit c’est bon là j’ai fini j’ai réussi. Alors qu’à chaque moment on pourrait se dire j’ai réussi. Là, je pourrais dire j’ai déjà réussi à créer mon entreprise, j’en suis super fière j’ai mené ma reconversion et à l’avenir je pense que j’aurai réussi au moment où j’aurai de l’attente sur mes rendez-vous, où les personnes qui doivent prendre rendez-vous devront attendre peut-être que là je dirai que j’ai réussi.

Je souhaite me débarrasser du syndrome de l’imposteur et ne pas le transmettre à mes enfants.

Mes défis dans 3 à 6 mois : voir où j’en suis de l’objectif de 50%. De manière générale, voir comment j’aurai traversé les prochaines phases de down, de traversée du désert ou pas, le manque de motivation.

L’objet choisi par Nadia Davouloury

Dans l’épisode de podcast, découvrez l’objet choisi par Nadia Davouloury.

Nadia Davouloury Podcast

Pour en savoir + sur Nadia Davouloury suite à l’écoute du podcast

Le site de son entreprise : https://nadia-davouloury.fr/

Instagram : Nadia.therapeute

Pour en savoir + sur la formation d’entrepreneur suivi par Nadia.

Les épisodes du podcast

Voici les épisodes du podcast, dont nous parlons avec Nadia Davouloury

Clotilde Dussoulier

Dominique Bayle

Margaux Motin

Laetitia Millot

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