164 podcast – Nadège Pétrel : La haute sensibilité chez l’enfant : la reconnaître, la comprendre, l’accueillir

Nadege Petrel podcast

Pourquoi pas moi, à l’occasion du congrès Innovation en Education.Certains enfants ressentent tout plus fort. Les émotions, les ambiances, les regards, les bruits… Ce sont des enfants souvent qualifiés de “trop sensibles”, alors qu’ils ont surtout un fonctionnement différent, qui mérite d’être compris et accompagné avec justesse.
Nadège Pétrel est infirmière puéricultrice, formatrice et conférencière, spécialisée dans la haute sensibilité chez l’enfant. Elle accompagne les parents et les professionnels pour mieux comprendre ces enfants, et transformer ce qui est parfois vécu comme une fragilité… en véritable ressource.
Dans cette interview, nous allons parler de sensibilité, de besoins émotionnels, et de ce que cela change concrètement dans la manière d’accompagner un enfant, à la maison comme à l’école.
Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Nadège Pétrel

POUR SAVOIR SI TU ES ULTRASENSIBLE – TEST OFFERT

Pour écouter l’épisode de podcast avec Nadège Pétrel sur SPOTIFY DEEZER APPLE PODCASTS YOUTUBE et ici ☟

Dans cet épisode :

Nadège Pétrel nous partage :

  • Son expérience de maman de deux filles hautement sensibles qui l’a poussée à se former auprès de l’Observatoire de la Sensibilité
  • Des outils concrets, comme des exercices de respiration et de visualisation issus du yoga, pour aider les enfants à s’autoréguler au quotidien

Nous avons également parlé de :

  • La distinction fondamentale entre la « haute sensibilité » et « l’hypersensibilité », un terme qui induit souvent la notion de « trop »
  • Le fait que la haute sensibilité soit innée ; il s’agit d’une neuroatypie avec laquelle on naît et que l’on garde toute sa vie
  • La difficulté en tant que parent de ne pas reproduire les schémas éducatifs reçus dans l’enfance, et l’éclairage précieux qu’apportent les neurosciences affectives et sociales sur ce sujet
  • L’épisode avec Saverio Tomasella

Et évidemment d’écouter sa petite voix et se dire Pourquoi pas moi !

Ce qu’il faut retenir de l’interview avec Nadège Pétrel

Sur la définition de la haute sensibilité et l’acceptation de soi :

  • « Cette haute sensibilité, elle n’est pas du tout de trop. Elle est là, elle est innée, elle est en nous depuis la naissance et elle va rester avec nous jusqu’à la fin. Et juste, elle est là et il y a moyen que ce soit vraiment très beau et magique de vivre avec. »
  • « Souvent, avec la sensibilité, vient aussi la vulnérabilité. C’est-à-dire que c’est des personnes qui ne savent pas forcément faire semblant. »
  • « […] je lui explique aussi en parallèle de ça qu’elle n’a pas à changer, qu’elle n’a pas à changer pour s’adapter et qu’elle va juste finir par trouver des personnes qui vont lui ressembler et qui vont l’accepter aussi telle qu’elle est. »

Sur le regard à porter sur les enfants sensibles :

  • « J’aimerais juste qu’on comprenne que la sensibilité chez les enfants, c’est beaucoup une question d’environnement. C’est-à-dire que la haute sensibilité, ce n’est pas un problème. »
  • « Et je pense que quand on arrive à se mettre vraiment à hauteur d’enfant, à changer de regard par rapport au regard que peut porter la société sur les enfants aujourd’hui, on arrive à voir le monde autrement, de façon beaucoup plus belle et beaucoup plus inclusive, justement aussi, pour eux. »

Sur la richesse des perceptions :

  • « C’est juste qu’on est attentif à des petits détails que les autres ne voient pas forcément. Et moi, je trouve ça extraordinaire, en fait. »

Sur l’éducation, le cadre et la régulation des émotions :

  • « Moi, je me dirais toujours de garder en tête que sous couvert de haute sensibilité, tous les comportements ne sont pas forcément acceptables et que c’est important qu’on puisse leur apprendre comment vivre leurs émotions autrement, comment s’auto-réguler et apaiser un petit peu tout ça… »
  • « […] c’est soit de jouer sur la respiration, parce qu’on le sait, ça apaise le système nerveux, soit de jouer sur la visualisation pour avoir des images positives et là aussi, pouvoir déclencher des hormones qui vont nous faire du bien et nous aider à faire retomber un petit peu la pression. »

Sur la nécessité de faire évoluer la parentalité :

  • « […] quand on comprend, qu’on entend tout ça et qu’on le sait, on se dit : En fait, on ne peut plus reproduire ce que nos parents ont fait. C’était une autre époque, c’était une autre période. Il y avait des connaissances différentes. »

Quelles sont les 3 idées phares avec lesquelles vous aimeriez que les personnes qui nous écoutent repartent ?

  • La haute sensibilité chez l’enfant n’est pas un problème, c’est avant tout une question d’environnement.
  • Avec de petits ajustements au quotidien et dans notre posture d’adulte (comme l’utilisation de bouchons d’oreilles ou d’un casque antibruit), les choses se passent beaucoup mieux pour eux.
  • En se mettant véritablement à hauteur d’enfant et en changeant le regard de la société sur la sensibilité, on arrive à voir le monde d’une façon beaucoup plus belle et inclusive.

Pouvez-vous nous partager un conseil simple, une petite action à faire au quotidien pour les parents d’enfants à haute sensibilité ? Il est essentiel de garder le cap et de se rappeler que, sous couvert de haute sensibilité, tous les comportements ne sont pas acceptables. Le but est d’apprendre à l’enfant à vivre ses émotions autrement afin qu’il devienne autonome dans son autorégulation. Pour cela, il faut lui proposer des actions très concrètes lorsqu’il a besoin de s’apaiser, comme courir sur place, se défouler physiquement, ou encore faire un petit exercice de respiration ou de yoga.

Si vous n’aviez qu’un message à faire passer aux enseignants / éducateurs aujourd’hui, ce serait lequel ? Son message principal est de ne pas poser d’étiquettes sur les enfants, car juger qu’un enfant est « trop sensible » est un mot de trop qui a tendance à l’isoler. Elle encourage plutôt les enseignants à adapter l’environnement de la classe : bien souvent, les aménagements mis en place pour un enfant avec des atypies (comme mettre des casques à disposition ou utiliser des objets sensoriels) finissent par aider et apaiser l’ensemble de la classe.

Qu’est-ce que ça signifie pour vous être aligné ? Pour Nadège, être alignée signifie être droite vis-à-vis de ses valeurs. Animée par un fort sentiment de justice, elle explique qu’elle est capable de décliner une opportunité, même très intéressante professionnellement, si la situation ne lui semble pas juste pour tout le monde et qu’elle n’entre pas en résonance avec ses convictions profondes.

Suivre Nadège Pétrel après l’écoute du podcast

Sur instagram: https://www.instagram.com/nadege_petrel/

>> Si toi aussi, tu veux être aligné comme Nadège- Découvre le bilan de compétences et de besoin.

 

Laisser un commentaire

APPEL

%d blogueurs aiment cette page :