151 podcast – Saverio Tomasella : La sensibilité est le seul chemin vers la félicité
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Dans cet épisode, Saverio Tomasella partage :
- L’origine de sa vocation à valoriser la haute sensibilité comme une richesse (et pas comme un fardeau) ;
- Sa vision de la félicité — un bonheur profond et durable, bien au-delà de la consommation ;
- Sa définition nuancée de la haute sensibilité, et pourquoi il préfère ce terme à « hypersensibilité » ;
- L’impact neurobiologique de la haute sensibilité sur le cerveau ;
- Comment reconnaître et communiquer ses besoins quand on est ultra-sensible ;
- L’importance de la singularité et de l’amour de soi dans un monde souvent hyposensible.
Dans cet épisode du podcast Pourquoi pas moi, enregistré à l’occasion du congrès C’est quoi le bonheur pour vous ?, je reçois Saverio Tomasella, docteur en psychologie, psychanalyste, chercheur et écrivain. Saverio est l’un des premiers en France à avoir démocratisé la notion de haute sensibilité — non pas comme un fardeau, mais comme un trésor à apprivoiser. Une conversation profonde, posée, lumineuse, qui m’a personnellement bouleversée. Parce qu’il y a quelques années, j’ai découvert que j’étais ultra-sensible. Et que tout ce qu’on me reprochait depuis l’enfance — « tu es trop sensible », « tu es chiante », « arrête de tout sentir » — était en fait une partie précieuse de qui je suis.
Cet épisode devrait particulièrement te plaire si…
- Tu as toujours senti que tu étais « différent·e » sans savoir mettre des mots dessus ;
- Tu te demandes si tu es hypersensible, ultra-sensible ou simplement émotive· ;
- Tu en as marre qu’on te dise « tu es trop » — trop sensible, trop intense, trop fatiguée ;
- Tu cherches à mieux communiquer tes besoins à ton conjoint, ta famille, ton entourage ;
- Tu veux comprendre comment protéger ton énergie dans un monde qui va trop vite ;
- Tu sens que ta singularité est une richesse mais tu ne sais pas encore comment la déployer.
⏱️ Les moments clés de l’épisode
- 00:34 Saverio se définit en un mot : « sensible »
- 00:54 Le déclic : l’enfance au Conservatoire
- 02:08 La félicité : un bonheur durable et profond
- 02:55 C’est quoi le bonheur pour Saverio
- 03:12 La sensibilité : la faculté d’être vivant
- 03:34 Haute sensibilité vs hypersensibilité : la nuance
- 05:00 Ce qui se passe dans le cerveau d’une personne ultra-sensible
- 05:43 Les différents types de haute sensibilité (sensorielle, émotionnelle, intuitive)
- 07:09 Observer ce qui prend ton énergie
- 07:26 Comment communiquer tes besoins
- 08:24 Que faire quand le conjoint balaye tes besoins
- 09:42 Les 3 idées phares à retenir
- 10:13 La saturation : le concept clé de la haute sensibilité
- 10:44 Oser sa singularité dans un monde hyposensible
- 12:30 Prendre soin de sa santé physique et mentale
- 13:34 Quête de reconnaissance et ultra-sensibilité
- 14:30 Être aligné : congruance et dimension spirituelle
- 15:50 L’amour de soi, ici, maintenant
- 16:20 Le moment « Pourquoi pas moi » de Saverio
- 17:06 La phrase à se répéter chaque matin
Ce qu’il faut retenir de l’interview avec Saverio Tomasella
Certaines phrases de cet épisode te resteront longtemps en tête. En voici 5 qui méritent qu’on s’y arrête.
« Ta sensibilité est belle. Aime-toi avec ta sensibilité. »
Le message que Saverio aimerait offrir à chaque personne qui s’est entendu dire un jour qu’elle était « trop sensible ». Ta sensibilité n’est pas un défaut à corriger. C’est une partie intrinsèque de qui tu es. Tu ne peux pas la changer — tu peux seulement apprendre à la connaître pour mieux la vivre.
« On ne peut pas être trop sensible. »
La phrase qui démonte 30 ans d’injonctions reçues. Le mot « hyper » veut dire « trop ». Or, personne n’est trop sensible — c’est notre époque qui est hyposensible. C’est pour ça que Saverio préfère parler de haute sensibilité ou d’ultra-sensibilité — des termes qui posent la sensibilité comme une richesse, pas comme une pathologie.
« La saturation, c’est le concept clé de la haute sensibilité. »
Quand tu reçois en permanence plus d’informations sensorielles, émotionnelles et intuitives que la moyenne, ton système nerveux finit par saturer. Plus tu sens ce point arriver, plus tu peux faire la pause dont tu as besoin — boire, sortir, te promener, t’écarter du bruit. C’est ça, prendre soin de sa haute sensibilité au quotidien.
« Notre singularité est précieuse. Elle a besoin d’être défendue, d’être exprimée. »
Ta haute sensibilité est déjà une singularité dans un monde qui valorise l’efficacité, la performance, la rapidité. Et au-delà, tu as ta propre façon de voir la vie, tes goûts, tes valeurs, tes désirs. Tout ça combiné fait que tu es toi. Le monde n’a pas besoin de clones — il a besoin de toi.
« Je m’aime et je vis une belle journée. »
La phrase que Saverio aimerait que chacun se répète chaque matin. Pas une affirmation de surface — un véritable engagement envers soi. L’amour de soi, vécu maintenant, incarné. C’est de là que tout le reste découle : la capacité à poser ses limites, à écouter ses besoins, à choisir ce qui nous fait du bien.
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Pourquoi tu n’es pas « trop » sensible — tu es hautement sensible
Si tu n’as retenu qu’une chose de cet épisode, retiens celle-là : il n’existe pas de « trop sensible ». Ce qu’on appelle parfois hypersensibilité en France est en réalité, dans toute la recherche internationale, désigné comme high sensitivity — haute sensibilité. Et ce n’est pas un détail sémantique. C’est un changement de regard fondamental.
Côté cerveau, ce qui se passe est concret et mesurable. Plusieurs zones sont en suractivité chez les personnes hautement sensibles. Et une zone précise — le thalamus, le centre de tri qui filtre les informations entrantes — est en sous-activité. Voilà pourquoi tu te sens souvent « sans filtre ». Voilà pourquoi tu captes tellement, tellement, tellement de signaux que la majorité des gens autour ne voit même pas.
Ce n’est pas une maladie. Ce n’est pas un caprice. C’est un fonctionnement neurobiologique particulier — et c’est aussi ce qui rend les personnes hautement sensibles souvent très créatives, intuitives, empathiques, profondes dans leurs relations.
Comment communiquer tes besoins quand on te regarde de travers
L’un des moments les plus précieux de l’épisode, c’est quand Saverio parle de communication des besoins. Parce que c’est bien beau de savoir qu’on est ultra-sensible — encore faut-il pouvoir le faire entendre à un conjoint, une famille, des collègues qui ne fonctionnent pas comme nous.
Son conseil est très simple, et étonnamment libérateur : tu n’as pas besoin d’expliquer que c’est de la haute sensibilité. Tu peux simplement dire que tu es très sensible à telle ou telle chose, et que par rapport à ça, tu as besoin de calme. De temps. De petits comités. De pas avoir de films violents le soir. De ta routine avant de t’endormir. De manger tel ou tel aliment.
Plus tu connais précisément tes besoins, mieux tu peux les communiquer. Et plus tu les communiques avec douceur et persévérance, plus l’entourage finit par les intégrer.
Et si après plusieurs années, ton conjoint refuse toujours d’entendre — Saverio le dit avec une douceur très assumée : « ce n’est peut-être pas la bonne personne pour toi ».
🌊 La saturation : le concept clé qui change la vie des personnes ultra-sensibles
Le concept signature de Saverio. Une fois que tu l’as compris, tu peux apprendre à le repérer en temps réel — et à ajuster tes choix avant que ça déborde.
Si tu n’avais qu’un concept à retenir pour mieux vivre ta haute sensibilité au quotidien, ce serait celui-là. Voici exactement ce qu’il faut comprendre.
1. La saturation, c’est quoi ?
C’est le moment où ton système nerveux ne peut plus traiter le flux d’informations qu’il reçoit. Sons. Lumières. Odeurs. Émotions des autres. Conversations en parallèle. Pour une personne hautement sensible, ce seuil arrive plus tôt et plus brutalement que pour la moyenne — parce que tu captes tout, sans filtre.
2. Les signes physiques qui doivent t’alerter
Fatigue soudaine. Irritabilité qui monte. Sensation de tête « pleine ». Envie d’isolement irrépressible. Voire larmes qui viennent sans raison apparente. Ces signaux ne sont pas faibles : c’est ton corps qui te dit qu’il a besoin d’une pause.
3. Ce qui marche, selon Saverio
Boire. Sortir prendre l’air. Aller aux toilettes pour 2 minutes de calme. Te mettre à l’écart s’il y a du monde ou du bruit. Te promener. Te poser. Toutes ces micro-actions paraissent banales, mais elles sont précieuses. Elles rechargent ton système avant qu’il ne s’effondre.
4. Anticiper plutôt que subir
Le vrai travail, c’est de connaître tes propres seuils. Quels environnements te vident vite ? Quelles personnes te coûtent ? Quelles activités te rechargent ? Plus tu connais ta carte personnelle, plus tu peux choisir tes journées — au lieu de les subir.
5. La vraie hygiène de l’ultra-sensible
Choisir tes amis. Choisir ton travail. Choisir tes lectures, tes musiques, ta nourriture, tes activités. Pas par caprice — par nécessité vitale. C’est ce qui te permet de vivre ta haute sensibilité comme un trésor, et plus comme un poids.
⚠️ Cet encart vulgarise les notions partagées par Saverio Tomasella, docteur en psychologie et psychanalyste. La haute sensibilité n’est pas une pathologie — mais si la saturation devient ingérable au quotidien, l’accompagnement par un·e psychothérapeute formé·e à la haute sensibilité peut faire une vraie différence.
Et toi, qu’est-ce que tu fais de ta singularité ?
L’autre cadeau de cet épisode, c’est la manière dont Saverio parle de la singularité. Cette combinaison unique de ta haute sensibilité, de ta façon de regarder le monde, de tes goûts, de tes désirs, de tes valeurs, de ta créativité. Ce qui fait que tu es toi — et personne d’autre.
Cette singularité, pendant longtemps, beaucoup d’entre nous la cachent. Parce qu’elle ne rentrait pas dans les cases. Parce qu’on nous a dit qu’on était « trop » ou « pas assez ». Parce que se conformer semblait plus simple, plus rassurant, plus accepté.
C’est exactement le travail qu’on fait dans le bilan de compétences et de besoin Pourquoi pas moi. On part à la recherche de cette singularité. On l’identifie. On la nomme. On la défend. Et de cette singularité retrouvée naît une voie pro alignée — pas une voie cousue d’avance par les attentes des autres.
Parce que comme le dit Saverio : le monde a vraiment besoin de nous. Pas de copies. De nous.
5 phrases à retenir de cet épisode
« Ta sensibilité est belle. Aime-toi avec ta sensibilité. »
— Le message que Saverio adresse à toutes les personnes ultra-sensibles
« On ne peut pas être trop sensible. »
— Pourquoi le mot « hyper » est inadéquat
« La saturation, c’est le concept clé de la haute sensibilité. »
— Le signal à repérer en temps réel pour préserver ton énergie
« Notre singularité est précieuse. Elle a besoin d’être défendue. »
— Pour celles et ceux qui se sont longtemps cachés
« Je m’aime et je vis une belle journée. »
— La phrase à se répéter chaque matin
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Saverio Tomasella
Docteur en psychologie · Psychanalyste · Chercheur · Écrivain
Saverio Tomasella est l’un des premiers en France à avoir démocratisé avec autant de justesse la notion de haute sensibilité. Docteur en psychologie, psychanalyste, chercheur et écrivain, il accompagne depuis des années les personnes ultra-sensibles à reconnaître leur fonctionnement comme une richesse — pas comme un défaut. Auteur de nombreux ouvrages dont Osez votre singularité, il transmet une vision profonde, posée, presque méditative de la sensibilité humaine.
📚 Pour aller plus loin avec Saverio Tomasella
Saverio est l’auteur de très nombreux ouvrages sur la haute sensibilité, la singularité et la psychologie des profondeurs. Parmi eux : Hypersensibles, Osez votre singularité, À l’écoute des hypersensibles. Une lecture lente, posée, qui transforme le regard qu’on porte sur soi.
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