Podcast 60 – Marie-Hortense Varin : Quitter sa carrière toute tracée dans un fond d’investissement pour créer Bastille parfums à 28 ans

Marie Hortense varin podcast

Il y a quelque mois un ami m’a recommandé de regarder le profil de Marie-Hortense Varin pour le podcast. Un grand merci Mattei, car en effet cela donne un magnifique épisode. Dans cet épisode nous avons notamment parlé de comment concilier sa vie professionnelle et celui de devenir mère. Belle synchronicité car cette semaine mon fils, qui est mon ainé, a eu 10 ans. Cela fait donc 10 ans que je suis maman. C’est évidemment un cadeau du ciel, mais c’est un moment particulier dans la vie d’une femme. Je vous en parle d’ailleurs dans une vidéo sur instagram.
Revenons-en à Marie-Hortense, elle a un parcours assez atypique mais son CV est riche en expériences qui font bien. En effet, suite à Science Po Paris, elle devient consultante chez Bain puis rejoint le prestigieux fonds d’investissement Partech. A 28 ans, elle rebat les cartes de sa vie et lance la 1ère marque de parfum naturel en France : Bastille. Je ne vous en dis pas plus, je vous souhaite la bienvenue dans l’univers de Marie-Hortense Varin.

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La spécificité de mon enfance c’est que j’ai déménagé à peu près tous les trois ans avec mes parents. Du coup ça a fait de moi, je pense, quelqu’un qui aime bien le changement et qui est toujours curieuse de découvrir d’autres personnes, de nouvelles façons de faire et de penser.

Tu débarques avec un prénom qui est quand même pas facile, donc quand tu t’appelles Marie-Hortense, globalement les gens se font déjà un peu une idée de qui tu es avant même que tu es ouvert la bouche. Et tu n’as pas d’autre choix que d’être hyper sympa.

Ça fait partie des choses dont tu fais une force au fil de l’eau.

J’ai mis beaucoup d’énergie à faire mentir mon prénom.

Quand on passe un peu la vingtaine, on commence un petit peu à faire le tri. On se rend compte de ce qui nous constitue en tant que « un peu inné et acquis ». Et je pense qu’il ya des choses dont on s’éloigne pendant l’adolescence et puis au final on se rend compte qu’elles sont importantes pour nous. On a besoin de pouvoir poser un choix et un acte d’adulte dessus. C’est vraiment moi qui choisis ça.

J’avais eu cette envie d’aller dans des territoires où les femmes ne vont pas trop d’habitude et de pouvoir « leur montrer à tous qu’on sait faire aussi bien que les hommes ». Je pense que c’est un truc qui a ensuite sous tendu beaucoup de choses dans ma vie d’après.

Quand on a une maman au foyer on se pose beaucoup de questions en tant que fille. Ça c’est quelque chose que beaucoup d’hommes ne comprennent pas dans le monde professionnel aujourd’hui.

Alix de Sagazan m’avait dit quelque chose un jour, qui m’a qui m’a vraiment marqué. Elle m’a dit tu sais en fait il n’y a pas de secret, il ne faut pas se marier avec un bad boy. Toutes mes copines qui se sont mariées avec des bad boys, aujourd’hui elles galèrent parce qu’ils n’assurent pas.

Je suis convaincue que l’épanouissement des femmes passent par le fait d’avoir un conjoint qui a de l’ambition, mais qui est aussi capable de mettre de côté la sienne pour que sa femme puisse développer la sienne.

Mon père m’a dit un jour : MH tu bosses comme un mec. En gros j’ai de l’ambition, je suis à fond dans ce que je fais et donc c’est une façon de bosser qui est masculine.

A chaque fois que j’ai eu une promotion dans mes jobs, j’invitais mes parents au restaurant. C’était une façon pour moi de leur dire que je sais ce que je leur dois dans l’éducation qu’ils m’ont donné.

Heureusement qu’il n’y a pas qu’une seule façon de réussir et qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’être brillant.

La vraie question c’est : qu’est ce qu’on apporte chacun d’entre nous au bien commun ? Et ce n’est pas une question d’intelligence.

Il y a une très belle parabole dans la Bible, qui s’appelle la parabole des talents, qui est exactement cette idée là : on a placé en toi des capacités et en fait c’est à toi de ne pas avoir peur de tes propres talents, d’aller les chercher, d’aller les déterrer, de les faire fructifier et de les faire rayonner. Je pense que c’est la quête d’une vie, on n’arrive jamais au bout mais c’est le chemin qui compte.

Comme je suis un peu curieuse de tout, ce qui est aussi un défaut du coup, tout m’intéressait. Le challenge c’est de s’y intéresser dans le long terme et de se fixer sur une idée.

J’avais en tête de monter une boîte, et ce que je voyais c’est que j’étais très mauvaise pour vraiment avancer concrètement sur un projet en parallèle.

41:44 J’arrivais à un moment chez Partech où ça commençait à devenir très confortable et je me suis dit en fait si je mets le doigt dans l’engrenage je pense que je ne vais jamais partir. Donc je vais me mettre au pied du mur, je vais essayer d’avoir une rupture conventionnelle et puis de me dire voilà je me donne six mois pour trouver une idée, trouver un associé.

J’étais stressée me dire ok ils m’ont formé, ils ont investi sur moi et donc là je vais les planter. C’est pas top.

Il y a aussi un prêtre avec qui je m’entends très bien et qui est aussi quelqu’un d’important pour moi, qui m’a dit MH ta vie elle est trop tranquille, elle est trop plan-plan, tu ne veux pas foutre un peu le bordel ? Pause ta dém. Vas-y. Tu as envie de le faire, fais-le !

J’ai fait une retraite où tu te poses la question : qu’est-ce qui me rend heureux ? Quel est mon désir ? Qu’est-ce que j’ai dans mon coeur ?

Je suis très mauvaise pour faire des choix structurants dans mon quotidien, j’ai besoin de m’extraire, de prendre un petit temps et puis de couper le téléphone.

Je n’envisageais pas d’entreprendre seule. L’histoire a fait que ça s’est passé autrement.

Le parfum est le seul produit cosmétique qui ne te donne pas accès à sa liste d’ingrédients.

Mon but c’est que tout le monde puisse rentrer dans une parfumerie et puisse avoir les bases de ce que c’est que le parfum, comment c’est fait ? D’avoir envie d’apprendre et ne pas se laisser avoir par du marketing qui parfois te montre à grand renfort de champ de fleurs, qui évoque la nature, alors que dedans en fait il y a 95% de synthèse.

Vous pensez vraiment que ça intéresse Madame Michu de savoir ce qu’il y a dans son parfum ? En entendant cette phrase là, mon niveau de motivation était passé à 150% instantanément.

C’est la magie de l’entrepreneuriat, tu as une cible de tout dans ta tête : une cible de client, de business plan, de produits. Rien ne finit comme tu avais prévu au début ou envisagé. C’est ça aussi de se laisser surprendre.

Avant d’être entrepreneuse, je t’aurais dit la réussite c’est un truc un peu classique : monter une belle boîte dont tu es fière. Aujourd’hui, je pense que la réussite c’est quand toi-même, tu es fière de ce que tu as fait. La vraie réussite ce n’est pas dans le regard des autres, c’est dans ton propre regard sur toi même.

La petite Marie-Hortense de 6 ans me dirait : vas-y fonce. Car dans tous les cas, tu ne sais pas ralentir.

Il y a un renoncement à une forme de statut social. Parce que je suis sur un sujet qui est très différent par rapport à celui sur lequel j’étais avant. Il y a peut-être aussi moins d’émulation intellectuelle dans ma vie quotidienne. Quand tu es investisseurs c’est génial en fait tu passes ton temps à réfléchir sur les problèmes des autres, mais que sur des trucs intéressants, stratégiques. Tu n’as pas tout le côté opérationnel, vraiment mains dans le cambouis. Donc ça c’est un truc auquel j’ai renoncé. Mais d’un autre côté, tu gagnes tellement en liberté, en indépendance que ça vaut tout l’or du monde.

C’est la 1ère fois depuis que je travaille, où je ne réfléchis pas activement au coup d’après.

La peur de l’échec, c’est marrant on en revient toujours au regard des autres. C’est en gros, si je me plante qu’est-ce qui va se passer ? Alors que les autres s’en foutent de ces trucs là. D’un autre côté c’est un sacré moteur.

Il y a eu tellement de choses qui n’ont pas marché !

Ce qui me rend la plus fière, c’est les avis de mes clients et notamment ceux qui disent : je ne me parfumais plus depuis 10 ans parce que je n’avais pas confiance, parce que je n’arrivais pas à trouver quelque chose d’assez unique, original et assez clean. C’est assez ouf de se dire que tu as un impact sur le quotidien des gens.

Notre combat sur la transparence dans le parfum commence à vraiment porter.

« La chance c’est Dieu qui ne signait pas, qui ne dit pas son nom ». Il y a des éléments de chance bien sûr, tu te retrouves au bon endroit au bon moment. Mais tu te rends compte que c’est toujours provoqué. Surtout à terme un succès, ça ne se construit jamais sur de la chance.

Conseil : Bien choisir les personnes avec qui te bossent et les choisir sur les bons critères. Le 1er truc que tu veux, c’est des personnes qui partagent tes valeurs. C’est plus important que tout le reste.

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