47 Podcast – Hachemy Kane : du quartier prioritaire à chef de service et podcaster

Hachemy Kane podcast

Dans ce nouvel épisode de podcast, découvrez le parcours hors norme d’Hachemy Kane.
Grâce au podcast je rencontre des personnes exceptionnelles, dont pour certain l’environnement me sont pour être honnête totalement étrangers. C’est le cas aujourd’hui d’Hachemy. Quelle richesse ! Quelle leçon de courage.
Hachemy a grandi à la Goutte d’Or puis dans un quartier prioritaire du 94. Le système a tout fait pour le décourager de faire des études, la route n’a pas été toute droite mais à force de travail, de rencontres et d’écouter sa fameuse petite voix, Hachemy s’est donné les moyens d’atteindre ses objectifs. Il a aujourd’hui un master, est chef de service jeunesse, chargé d’enseignement à la Sorbonne et podcaster. Je vous souhaite la bienvenue dans l’univers d’Hachemy Kane.

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Les meilleures citations de l’épisode

Là où on vivait, j’étais avec mes quatre frères et ma soeur dans 20 m2 à peu près. On était à Paris, mon père faisait des demandes de logement ça n’aboutissait pas. Malgré cette promiscuité, je te dirai que j’en garde que des bons souvenirs parce qu’on était dans une atmosphère particulière, un peu tous les uns sur les autres mais ça m’a permis jusqu’à aujourd’hui d’avoir une relation privilégiée avec les membres de ma famille.

Je savais ce que je voulais.
Je le ressentais comme de la censure, je n’avais pas la possibilité de m’exprimer.
Dès qu’on me reprochait quelque chose, lorsque j’essayais d’ouvrir la bouche pour essayer de rétorquer… « Non tais-toi ! ». Cette frustration là m’accompagné longtemps. Parce que je me suis dit, mais je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas m’expliquer ? Pourquoi je ne peux pas mettre des mots sur ce que sur ce que j’ai en moi ?

Peu importe d’où tu viens, tout dépend de la manière dont ont s’occupe de toi.

Je ne m’autorisais pas à rêver. Je ne savais pas ce que c’était de rêver.

Je me dis que rien est impossible. Demain je peux tout réaliser, car je pars du principe que les barrières, elles sont dans nos têtes avant tout. C’est en se forçant que les portes s’ouvrent.

J’allais en Afrique, j’allais aux racines, et là-bas je me rendais compte que j’avais de la chance. J’ai des cousins ils n’allaient pas à l’école, certains n’avaient pas de quoi se vêtir. Dans le village de mes parents il n’y avait pas l’électricité. Tu passes deux mois en spartiate et je voyais ça, je me disais ce n’est pas possible je suis en France moi. De ce dire, tu as une chance. Quand j’ai commencé à décrocher, je me suis dit je décroche, mais je ne vais pas rien faire, parce que j’ai cette chance d’être en France.

Je me suis rendue compte que le travail ça paye. Quand je veux quelque chose, j’essaie de me donner les moyens.

C’est les usagers de drogue qui me remontaient le moral, et qui me disaient « Hachemy ne devient pas comme nous ». J’en avais un à côté de moi, il était éclaté par la vie, il avait 55 ans, il se piquait. J’avais créé une relation avec lui. Je lui expliquais mes problèmes, il me disait ça ce n’est pas des problèmes Hachemy, ce sont des étapes, des épreuves. Moi je suis dans les problèmes. Devient pas comme nous. On peut vite basculer.

J’ai toujours été droit, je n’ai jamais manqué de respect à personne et là, j’étais victime de préjugé. Je suis tombé, je ne sais pas comment t’expliquer, j’avais perdu le but de ma vie. Et derrière j’ai ma femme qui m’a accompagné.

La 1ère fois que je pose les yeux sur ma fille, je me dis que quand elle voit son père je veux qu’elle soit fière de lui. Et à partir de là, j’ai entamé mon marathon. En 2013, j’ai obtenu mon diplôme de moniteur éducateur, en 2014 je me suis inscrit à la fac j’obtiens ma licence avec mention bien, après j’ai eu mon diplôme d’éduc spé. Après, je me dis bon, je ne vais pas m’arrêter là j’ai fait un master. J’ai eu mon master avec mention bien – en science de l’éducation avec l’option insertion sociale sur les territoires. De 2013 à 2017 j’ai pris 4 diplômes.

Je me dis que l’épreuve que j’ai vécu, en fait elle a été essentielle, parce que j’ai écouté ma petite voix intérieure.

Je me dis qu’en ayant vécu des hauts et des bas, en n’ayant pas forcément vécu dans les meilleurs endroits sur notre territoire, la richesse des rencontres que tu fais ça n’a pas de prix et c’est ce qui t’aide à te construire et à être celui que tu veux être. C’est pour ça que je travaille dans le social.

J’ai cette chance depuis que je suis jeune de travailler dans le milieu que je souhaitais.

C’est compliqué, mais pour rien au monde j’arrêterai. J’ai trouvé un équilibre.
Avec le podcast, j’ai trouvé un moyen d’expression qui me correspond.

Pour moi c’est un devoir, en tant que quelqu’un ayant vécu dans un milieu « pas facile », pour des personnes qui peuvent s’identifier à mon parcours ou aux personnes avec qui je parle dans mon podcast. « Ah oui, moi aussi je peux le faire ». C’est pas parce que j’ai vécu là, que j’ai eu des soucis plus jeunes avec la justice, peut-être même que certains ont fait de la prison. Il n’y a pas de fatalité en fait.

Les étudiants, certains ils ont une petite voix aussi dans leur tête. Le fait de leur dire « écoute ta voix, va au bout tire la ficelle » Je kiffe.

La réussite pour moi c’est de se sentir bien dans ce qu’on entreprend. Elle n’est pas matérielle. Pour moi j’ai réussi ma vie, parce que je suis bien dans ce que je fais et je prends du plaisir le matin quand je me réveille, que je vais au travail c’est un kiff.

L’un de mes objectifs dans le podcast c’est d’éveiller les consciences.

Le travail n’est pas ma priorité dans la vie. J’aime ce que je fais. Ce que je préfère c’est passer du temps avec ma famille et avec amis.

J’ai peur de ne pas donner assez de temps avec mes enfants.
Je suis le plus fier d’être papa.

La chance ça n’existe pas, c’est seulement le travail qui paye. Le travail paye mais aussi la force de conviction. Parce que je suis sûr et certain que le mental et attirer les choses vers soi, c’est avant tout une question de volonté et d’état d’esprit. Si tu te convaincs, que tu peux, tu vas mettre assez d’énergie dans ton travail pour pouvoir l’atteindre. Si tu travailles comme un fou mais que tu n’y crois pas. Ça ne marchera pas.

Crois en toi ! On ne me l’a jamais dit quand j’étais jeune. Crois en toi avant tout, pas en ce que les gens te disent. C’est toi qui compte, parce que c’est toi qui va en subir les conséquences derrières positives ou négatives.

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