Céline Collette

182 – Céline Collette : « Qu’est-ce que je regretterai ? » : quitter Google pour le Beach Volley

🎙️ Épisode #182 ⏱️ 1h32 📅 21/08/2026 🏷️ Reconversion, Alignement, Quête de sens, Passage à l’action, Sport
Céline Collette sur le podcast Pourquoi pas moi

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Dans cet épisode, Céline Collette partage :

  • Comment elle a construit une carrière internationale brillante — et pourquoi ça ne suffisait plus ;
  • Sa méthode pour poser ses peurs sur le papier et « regarder le risque en face » ;
  • Pourquoi la vraie question n’est pas « et si j’échoue ? » mais « qu’est-ce que je regretterai ? » ;
  • Ce que le sport lui apprend sur elle-même, la défaite et l’instant présent.

Dans cet épisode du podcast Pourquoi pas moi, je reçois Céline Collette. Derrière une réussite que beaucoup envieraient, il y a un grand écart que peu oseraient. Après Sciences Po et un master en école de commerce, elle construit une carrière internationale solide : huit ans à Singapour, puis New York et Los Angeles, des postes chez Amazon puis Google, jusqu’à des fonctions de direction marketing. De l’extérieur, une réussite nette. Mais Céline a une petite voix qui revient toujours au même endroit : le sport. À plus de 30 ans, elle démissionne pour devenir joueuse de beach-volley professionnelle. Ce qu’elle présentait comme une parenthèse d’un an dure depuis trois ans. Aujourd’hui, Céline s’entraîne et enchaîne les compétitions à travers le monde, et transmet son histoire en conférence. Son fil rouge : poser ses peurs, et se demander non pas « et si je me plante ? » mais « qu’est-ce que je regretterai ? ».

Au fil de la conversation, Céline Collette partage un parcours qui parle à beaucoup de monde.

Cet épisode devrait particulièrement te plaire si…

  • Tu réussis « sur le papier » mais une petite voix te souffle que ce n’est pas tout à fait ça ;
  • Tu as un rêve ou un projet que tu repousses depuis longtemps par peur ;
  • Tu veux une méthode concrète pour regarder tes peurs en face ;
  • Tu hésites entre la sécurité et l’envie de tenter quelque chose ;
  • Tu cherches à te sentir plus vivante dans ton quotidien.

⏱️ Les moments clés de l’épisode

  • 00:00 Introduction
  • 01:20 Son objet : le ballon de beach-volley
  • 03:15 Grandir à Lille, dans une famille de filles
  • 04:50 Sciences Po, l’envie de voyager et l’arrivée du sport
  • 11:15 Singapour, Amazon puis Google : 8 ans en Asie
  • 12:50 New York, Los Angeles et la place grandissante du sport
  • 16:00 Du volley en salle au beach-volley
  • 19:50 La petite voix qui revient — et l’épuisement de tout mener de front
  • 21:10 Poser ses peurs sur le papier : « c’est quoi le risque ? »
  • 23:55 La démission : une parenthèse d’un an devenue trois ans
  • 33:20 Vivre d’un sport qui ne paie pas : argent et sponsors
  • 44:20 Profiter de l’instant et apprendre de la défaite
  • 55:20 « Si on veut, on peut » : rêver sans se mentir
  • 1:03:20 Garder des liens vrais, loin des réseaux
  • 1:07:05 Ce dont elle est le plus fière
  • 1:17:20 Minimalisme et le meilleur conseil qu’on lui a donné
  • 1:22:40 Son message si une petite voix te trotte dans la tête

Ce qu’il faut retenir de l’interview avec Céline Collette

Certaines phrases de cet épisode restent longtemps en tête. En voici 5 qui méritent qu’on s’y arrête.

« Je regarde le truc en face : c’est quoi le risque ? »

C’est le cœur de sa méthode. Plutôt que de laisser la peur décider en silence, Céline la met noir sur blanc et l’examine, une par une. Souvent, le risque réel est bien plus petit qu’on ne le croit.

« Qu’est-ce que je regretterai ? »

La question qui a fait pencher la balance. Elle a comparé sur le papier : rester dans sa vie confortable, ou tenter. Et ce qui l’a décidée, ce n’est pas la promesse de réussir — c’est l’idée de regretter de ne pas avoir essayé.

« Souvent, c’est nous-même qui nous empêchons de le faire. »

Pour Céline, le principal obstacle n’était ni l’argent, ni les autres, mais elle-même. D’où le vrai chantier : la confiance en soi.

« Au pire du pire, je peux m’en sortir. »

Sur la peur de l’argent — bien réelle, car elle a démissionné aux États-Unis sans filet — elle a tout chiffré : combien coûte une année sans revenu, un coach, la salle, les voyages. Nommer le pire scénario l’a désamorcé.

« Je me sens vivante quand je suis dans l’eau, dans la nature. »

Sa boussole aujourd’hui. Quand ce sentiment d’être vivante disparaît, dit-elle, c’est le signal qu’il est temps de regarder ce qu’on peut changer.

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De Sciences Po à Google : une carrière brillante… et une petite voix

Céline Collette a longtemps avancé sur une trajectoire nette. Bonne élève, Sciences Po, une année d’échange aux États-Unis, puis un master en école de commerce à Singapour. Elle y reste huit ans, passe par Amazon puis Google, avant de partir à New York et Los Angeles, jusqu’à des fonctions de direction marketing à l’international. De l’extérieur, une réussite que beaucoup lui envieraient.

En parallèle, un fil ne l’a jamais quittée : le sport. Le volley d’abord, en club dès le collège, puis le beach-volley, découvert à Singapour. À New York, elle s’entraîne de 6h à 8h, donc elle est à 5h dans le métro, avant de filer travailler. Plus son niveau monte, plus l’écart se creuse avec sa vie de bureau. Un jour, l’épuisement de tout mener de front devient impossible à ignorer : « J’arrive plus à pousser les deux à ce point. »

Le déclic : poser ses peurs sur le papier

Le tournant n’est pas un coup de tête, mais une décision réfléchie. Céline se fait accompagner par un coach et « rentre dans le concret » : combien ça coûterait, comment ça pourrait marcher, qui contacter. Surtout, elle liste ses peurs, une par une. Il y en a trois : la peur de ne pas y arriver (« je n’ai pas le niveau »), la peur du regard des autres (« abandonner une carrière toute tracée »), et la peur de l’argent.

En les regardant en face, chacune perd de son poids. Sur l’argent, elle chiffre le pire scénario et constate qu’elle peut s’en sortir. Sur le regard des autres, elle fait un travail de fond, encore en cours : « Les gens qui te renvoient du négatif, c’est leur peur, pas la tienne. Au final, c’est ma vie. » Et elle en tire une conviction : « Personne ne va y croire pour nous. »

Une parenthèse d’un an devenue trois ans

Au départ, Céline se justifie l’aventure comme un congé sabbatique : d’autres partent voyager, elle veut s’entraîner et faire des compétitions. Dans sa tête, elle prend un an. Trois ans plus tard, elle y est toujours. Le beach-volley est un sport qui ne paie presque rien : elle apprend à financer ses voyages, à décrocher quelques sponsors, à réduire ses coûts. Et à savourer, parce que tout est éphémère : « Dès que je gagne un match, je me dis : profite, profite, profite. »

Ce que le sport lui apprend dépasse le terrain. La défaite, l’instant présent, la connaissance de soi. Sa définition de la réussite, elle aussi, a changé : moins les codes extérieurs — la maison, le statut — et davantage « savoir profiter de tout, des bons comme des mauvais moments ».

🧭 Poser ses peurs sur le papier : la méthode de Céline

Quand un projet tourne en boucle dans ta tête sans que tu oses te lancer, c’est souvent la peur qui parle. Voici comment Céline l’a regardée en face.

1. Écrire ses peurs, une par une

Tant qu’elles restent floues dans la tête, les peurs paraissent énormes. Posées sur le papier, elles deviennent concrètes — et souvent moins nombreuses qu’on ne le pensait. Céline en avait trois principales.

2. Chiffrer le pire scénario

Sur la peur de l’argent, elle a tout listé : une année sans revenu, un coach, la salle, les voyages. En voyant le « pire du pire », elle a constaté qu’elle pouvait s’en sortir. Le chiffre rassure plus que le flou.

3. Séparer ses peurs de celles des autres

« Ta carrière est toute tracée » : le regard des autres pèse lourd. Céline s’est rappelé que le négatif qu’on renvoie parle surtout de la peur de celui qui le renvoie, pas de la sienne.

4. Comparer avec le regret

La question de bascule n’était pas « et si j’échoue ? » mais « qu’est-ce que je regretterai ? ». Un critère qui remet la décision à sa juste place.

Pourquoi cette histoire compte pour toi

Parce qu’on confond souvent « je suis en sécurité » et « je suis à ma place ». Regarder ses peurs en face ne veut pas dire tout quitter : parfois, la conclusion est de rester. Mais au moins, c’est un choix, pas quelque chose qu’on subit.

⚠️ Cet encart partage l’expérience de Céline et une grille de lecture, pas une vérité unique. Si tu traverses une période difficile ou un épuisement, fais-toi accompagner par un professionnel adapté à ta situation.

« Pourquoi pas moi ? » : le jour où elle a arrêté de s’empêcher

Quand je lui ai posé la question signature de ce podcast — à quel moment t’es-tu dit « pourquoi pas moi » ? — Céline a relié ça au travail sur ses peurs : le moment où elle a cessé de se demander « pourquoi je ne me l’autorise pas ».

Car pour elle, l’obstacle principal était intérieur. « Souvent, c’est nous-même qui nous empêchons de le faire. » Avant de partir, elle a échangé avec quelques directeurs de chez Google : tous l’ont encouragée à foncer — « une opportunité comme ça, une fois dans une vie ». Se choisir, pour Céline Collette, ce n’est pas un caprice. C’est se donner la permission de vivre une vie qui la fait se sentir vivante — et accepter que le mouvement fasse partie d’elle.

5 phrases à retenir de cet épisode

« Si tu tentes pas, tu sauras jamais. »

— Sur oser se lancer

« Les gens qui te renvoient du négatif, c’est leur peur, pas la tienne. »

— Sur le regard des autres

« La réussite, c’est savoir profiter de tout — les bons comme les mauvais moments. »

— Sa définition de la réussite

« Personne ne va y croire pour nous. »

— Sur la confiance en soi

« On n’a qu’une vie : il est temps de regarder ce qu’on peut changer. »

— Son message à celle qui hésite

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Céline Collette

Joueuse de beach-volley professionnelle · Conférencière · Ex-Amazon & Google

Après Sciences Po et un master en école de commerce à Singapour, Céline Collette a construit une carrière internationale de plus de dix ans : huit ans en Asie, puis New York et Los Angeles, avec des postes chez Amazon puis Google, jusqu’à des fonctions de direction marketing à l’international. À plus de 30 ans, elle démissionne pour se consacrer au beach-volley et enchaîne depuis les compétitions à travers le monde. Elle partage son cheminement — oser écouter sa petite voix et regarder ses peurs en face — en conférence et dans son livre.

📚 Les livres de l’épisode

Le coup de cœur lecture de Céline, une saga romanesque qu’elle a dévorée :

📖 « Les Sept Sœurs » — Lucinda Riley

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