BEST OF #15 Podcast – Sophie Astrabie : démissionner à 25 ans pour écrire, l’incroyable pari devenu best-seller
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Dans cet épisode, Sophie Astrabie partage :
- Comment elle a démissionné à 25 ans de son premier poste en marketing pour écrire un roman ;
- Pourquoi son manuscrit est resté deux ans dans un tiroir — et ce qui l’a poussée à l’en sortir ;
- Les coulisses de l’auto-édition sur Amazon, avec un roman publié à 0,89 € qui devient un best-seller ;
- Le jour où une grande maison d’édition signe Le Pacte d’Avril ;
- Sa façon d’apprivoiser la légitimité de jeune auteure et sa discipline d’écriture au quotidien.
🎧 Épisode Best of — Pour l’été, je te fais réécouter l’un des épisodes les plus inspirants du podcast, enregistré en 2020. Et il a bien vieilli : depuis, Sophie a publié 7 romans chez Flammarion — dont Selon Barbara, sorti en mai 2026 et dont l’histoire démarre à Marseille — ainsi que deux albums jeunesse, dont À la fenêtre, récompensé par le Prix Le Point du Livre jeunesse 2024.
Dans cet épisode du podcast Pourquoi pas moi, je reçois Sophie Astrabie. Diplômée d’école de commerce, elle commence sa carrière en marketing… et démissionne au bout de quelques mois, à 25 ans, avec une certitude qu’elle n’ose pas encore dire tout haut : son métier, c’est d’écrire. Le roman qu’elle rédige alors reste deux ans dans un tiroir, entre doute et peur du regard des autres. Jusqu’au jour où un licenciement rebat les cartes : elle publie Le Pacte d’Avril en auto-édition sur Amazon, à 0,89 €. Quelques semaines plus tard, le roman se classe parmi les meilleures ventes, et une grande maison d’édition la signe. La suite : sept romans, des lecteurs fidèles, et un métier qu’elle a fini par assumer pleinement.
Au fil de la conversation, Sophie Astrabie raconte un parcours qui parle à toutes celles qui gardent un projet en sommeil.
Cet épisode devrait particulièrement te plaire si…
- Tu as un projet dans un tiroir — un livre, une formation, une idée — qui attend depuis trop longtemps ;
- Tu sens que ton métier actuel ne te ressemble pas, sans savoir encore vers quoi aller ;
- Tu attends de te sentir légitime avant d’oser te lancer ;
- Tu veux voir les coulisses concrètes d’une reconversion créative : auto-édition, maison d’édition, discipline d’écriture ;
- Tu as besoin d’entendre que la première marche compte plus que le grand saut.
⏱️ Les moments clés de l’épisode
- 00:00 Introduction
- 03:49 Devenir auteure : le déclic
- 17:36 L’annonce : « je démissionne pour écrire un livre »
- 25:03 Le manuscrit qui dort deux ans dans un tiroir
- 33:49 Le jour où elle ressort le livre du tiroir
- 36:14 La découverte de l’auto-édition
- 40:53 Publier son roman à 0,89 € sur Amazon
- 43:50 Une maison d’édition signe Le Pacte d’Avril
- 47:41 Le Pacte d’Avril, coup de cœur de Charlotte
- 51:52 Jeune auteure : la question de la légitimité
- 1:00:48 Écrire chaque jour : sa discipline
- 1:05:13 Son conseil : s’entourer des bonnes personnes
Ce qu’il faut retenir de l’interview avec Sophie Astrabie
Certaines idées de cet épisode restent longtemps en tête. En voici 4 qui méritent qu’on s’y arrête.
« Je n’ai pas écrit ce livre que pour moi : je voulais qu’il puisse être lu. »
Dès le départ, Sophie assume une ambition simple mais engageante. Écrire pour soi rassure ; écrire pour être lue oblige à aller au bout. C’est cette exigence qui transformera un manuscrit en roman publié.
« Tant que le livre reste dans le tiroir, on n’est plus dans l’action. »
Deux ans durant, le manuscrit attend. Sophie décrit très bien ce mécanisme : le projet terminé mais jamais montré devient un poids, pas une fierté. Le sortir du tiroir, c’était reprendre le mouvement.
« J’ai mis mon roman à 0,89 € en numérique — et des inconnus ont commencé à le lire. »
Le prix symbolique n’était pas une stratégie marketing sophistiquée : c’était une façon de lever tous les freins pour que le texte rencontre enfin des lecteurs. Les premiers retours de parfaits inconnus ont tout changé.
« Mon métier, c’est d’écrire. »
Cette phrase, Sophie a mis des années à pouvoir la prononcer sans rougir. Entre la démission de 25 ans et le statut de romancière assumée, il y a eu tout un chemin de légitimité — celui que raconte cet épisode.
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Démissionner à 25 ans pour écrire : le pari que personne ne comprend
Sophie Astrabie coche toutes les cases du parcours attendu : école de commerce, premier poste en marketing en 2013. Mais très vite, une évidence s’impose : ce n’est pas sa place. À 25 ans, elle démissionne — sans plan B, sans réseau dans l’édition — pour écrire un roman. Autour d’elle, les réactions oscillent entre inquiétude et incompréhension. Écrire un livre, ce n’est pas un métier, lui dit-on en substance.
Elle va au bout du manuscrit. Et puis… rien. Le texte reste deux ans dans un tiroir. Pas par paresse : par peur. Peur du regard des autres, peur que ce ne soit pas assez bien, peur de découvrir que le rêve ne tient pas. Un mécanisme que beaucoup connaissent, quel que soit le projet.
0,89 € sur Amazon : l’auto-édition qui change tout
Le déclencheur arrive par une porte inattendue : un licenciement. Cette fois, Sophie décide que le manuscrit ne retournera pas dans le tiroir. Elle découvre l’auto-édition, met Le Pacte d’Avril en ligne sur Amazon, en numérique, à 0,89 €. Un prix pensé pour une seule chose : que des gens le lisent.
Et des gens le lisent. Les retours arrivent, de parfaits inconnus. Le roman grimpe dans les classements et se hisse parmi les meilleures ventes de la plateforme. Quelques mois plus tard, une grande maison d’édition — Albin Michel — signe Le Pacte d’Avril, réédité en 2018 puis en poche. Sophie rejoint ensuite Flammarion, où elle publie désormais quasiment un roman par an.
🌿 Sortir son projet du tiroir : ce que le parcours de Sophie peut t’apprendre
Un manuscrit, une idée de business, une formation repoussée… Le tiroir est confortable, mais il ne mène nulle part. Voici ce que l’histoire de Sophie éclaire.
1. Terminer ne suffit pas : il faut montrer
Sophie avait fini son roman depuis deux ans. Le projet accompli mais caché ne produit rien — ni retour, ni progrès, ni fierté durable. La vraie bascule, c’est l’exposition au regard des autres.
2. Abaisser la première marche
Plutôt que de viser d’emblée les grandes maisons d’édition, Sophie a choisi le chemin le plus accessible : l’auto-édition à 0,89 €. Quand le projet paraît trop gros, c’est souvent que la première étape est mal calibrée.
3. Laisser les faits répondre aux doutes
Ce ne sont pas les encouragements qui ont installé sa légitimité : ce sont les lecteurs. Confronter son travail au réel, même à petite échelle, apporte des réponses qu’aucune rumination ne donnera.
4. La discipline plutôt que l’inspiration
Sophie écrit chaque jour, même sans envie, même sans savoir la fin de son histoire. Sept romans plus tard, c’est cette régularité — pas un talent tombé du ciel — qui fait la différence.
Pourquoi cette histoire compte pour toi
Parce que le tiroir, tout le monde en a un. Le parcours de Sophie Astrabie montre qu’entre le projet secret et le projet vivant, il n’y a souvent qu’une décision : arrêter d’attendre d’être prête.
⚠️ Cet encart partage l’expérience de Sophie et une grille de lecture, pas une vérité unique. Si tu veux y voir clair sur ta voie, fais-toi accompagner par un professionnel adapté à ta situation.
« Pourquoi pas moi ? » : le jour où elle a arrêté d’attendre
Le « pourquoi pas moi » de Sophie Astrabie ne ressemble pas à un grand saut spectaculaire. C’est une succession de petites décisions : démissionner à 25 ans, finir le manuscrit, le ressortir du tiroir, cliquer sur « publier ». À chaque étape, la même question — et la même réponse.
Ce qui frappe dans son récit, c’est l’absence de recette miracle. Pas de contact dans l’édition, pas de coup de chance initial : un texte, un prix à 0,89 €, et le courage de laisser des inconnus juger son travail. La légitimité n’est pas venue avant. Elle est venue après, apportée par les lecteurs — puis par les maisons d’édition.
Ce que le parcours de Sophie nous apprend
« Le tiroir est confortable, mais il ne mène nulle part. »
— Deux ans entre la fin du manuscrit et sa publication
« 0,89 €, le prix pour lever tous les freins. »
— Sa stratégie d’auto-édition sur Amazon
« La légitimité vient des lecteurs, pas des diplômes. »
— Sur le syndrome de la jeune auteure
« Écrire chaque jour, même sans connaître la fin. »
— Sa discipline d’écriture
« S’entourer des bonnes personnes. »
— Son conseil pour tenir sur la durée
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Sophie Astrabie
Romancière · Autrice jeunesse
Diplômée d’école de commerce, Sophie Astrabie démissionne à 25 ans de son premier poste en marketing pour écrire. Après deux ans dans un tiroir, son premier roman Le Pacte d’Avril, publié en auto-édition sur Amazon, se classe parmi les meilleures ventes avant d’être repris par Albin Michel. Elle publie depuis chez Flammarion quasiment un roman par an : La somme de nos vies, Les bruits du souvenir, Billie Pretty a disparu, La chance de sa vie, Le secret de Jeanne et Selon Barbara (2026). Son album jeunesse À la fenêtre a reçu le Prix Le Point du Livre jeunesse 2024.
📚 Les livres de l’épisode
Le roman dont il est question dans tout l’épisode — celui qui est resté deux ans dans un tiroir avant de devenir un best-seller :
📖 Les livres de Sophie Astrabie
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